08/03 - Edito Laïcité, j’écris ton nom !, par Bernard Teper
Quand les dirigeants du monde, la plupart des directions des partis politiques, de l’extrême droite à l’extrême gauche, souhaitent faire sortir l’urgence laïque des priorités politiques par la porte, la laïcité revient par la fenêtre !
Que le maire de Joué-lès-Tours inscrive « laïcité » sur le fronton d’une mairie, voilà la droite locale et le préfet, aux ordres de la droite néolibérale, qui crie au charron ! Même une partie de la gauche pense que cela détourne « les masses » de leur combat nécessaire.
En fait, ce que les responsables politiques de gauche et d’extrême gauche n’ont pas encore compris, c’est que le fossé de la gauche avec les couches populaires (ouvriers, employés) majoritaire en France, est, pour partie, lié au désintérêt de la gauche de l’urgence laïque qui doit être située au même niveau que l’urgence démocratique, que l’urgence sociale, que l’urgence écologique. Les partis politiques de gauche et d’extrême gauche ne se battent aujourd’hui qu’à l’intérieur des couches moyennes représentant à peine 45% de l’électorat. Lire la suite…
Laïcité Si Université de Lorraine il y a, elle doit être laïque !, par Libre Pensée 54, Libre Pensée 55
Un processus de fusion des universités de Nancy (Nancy I, Nancy II, INPL) et de Metz (Université Paul Verlaine) est en cours et devrait aboutir à la constitution de l’université de Lorraine.
Les fédérations de la Libre Pensée de Meurthe-et-Moselle et Moselle sont inquiètes des conséquences de cette fusion eu égard au caractère laïque de cette nouvelle université. En effet, l’Université Paul Verlaine de Metz, établie en zone concordataire, possède un département de théologie, appelé Centre Autonome de Pédagogie Religieuse, faisant partie de l’UFR « Sciences humaines et arts » et relève à la fois du diocèse et de l’Université de Metz. Lire la suite…
Ecole L’arbre qui cache la forêt, par Nicolas Hergott La réforme du lycée ne touche-t-elle donc que l’Histoire en section scientifique ? Un petit point sur quelques matières « secondaires » en filière S.
La suppression de l’Histoire-Géographie en terminale S a suscité une pétition qui a fait les gros titres des journaux. Or le ministre de l’éducation nationale Luc Chatel justifie ce changement par sa volonté de rééquilibrer les filières générales en les spécialisant davantage. En particulier pour la série S, on peut lire sur le site ministériel de présentation de la réforme: « Sa vocation scientifique est réaffirmée par le renforcement de l’horaire de mathématiques en classe terminale ». Lire la suite…
Développement durable L'énergie, une préoccupation citoyenne, par Christian Gaudray
La question énergétique est une question centrale de nos sociétés. Aucun développement n’est possible sans énergie. L’énergie est nécessaire pour nous chauffer, nous déplacer, produire les conditions de notre bien-être, etc.
La majeure partie de l’énergie utilisée dans le monde provient des énergies fossiles (pétrole, gaz naturel, charbon) qui sont non renouvelables et émettrices de gaz à effet de serre lors de leur utilisation. Elles sont aussi, à l’exception du charbon, très mal réparties sur la planète et les réserves connues n’excèdent pas quelques dizaines d’années au rythme d’exploitation actuel.
C’est pourquoi l’énergie est à la fois un enjeu géopolitique de premier plan et est au centre de la question des changements climatiques liés aux émissions anthropiques de gaz à effet de serre.
De part son caractère indispensable, l’énergie est une ressource qui doit être géré par la collectivité dans l’intérêt général, ce qui ne peut se faire que dans le cadre d’un service public orienté vers la satisfaction des besoins et non pas dans un cadre néolibéral dont l’objectif est la rémunération de l’actionnariat. Lire la suite…
Pourra-t-on se passer du nucléaire ?, par Gérard Pierre
Ce qui, dans les années qui viennent, risque de changer durablement la vie des Français est le pic de Hubbert1 du pétrole, prévu par les experts pour bientôt, et qui aura pour conséquence une forte augmentation du coût des énergies. En effet, ce pic (moment où la production mondiale de pétrole sera amenée à diminuer) est prévu pour les prochaines décennies. En tout cas, une chose est certaine, dans quelques années, la demande en produit pétrolier sera supérieure à l’offre. C’est la cause principale de l’inévitable augmentation du prix du baril. Seule une crise économique majeure, peut de façon momentanée inverser ce processus. Il ne s’agit pas, comme les fois précédentes, de causes conjoncturelles, mais de pénurie durable. Il ne faut pas espérer la découverte de nouveaux gisements pour résoudre ce problème, car depuis plus d’une dizaine d’années, les quantités découvertes sont inférieures aux quantités consommées. On comprend aisément que les réserves ne peuvent que diminuer. Lire la suite…
Voir par exemple Jean-Luc Wingert « La vie après le pétrole », Éditions Autrement, Paris 2005 [↩]
Santé, protection sociale Retraites : 7 contre-vérités, par Jean-Claude Chailley
Source : http://www.resistancesociale.fr/spip.php?article1010
Avec la répartition, les cotisations retraite de la Sécu (182 mds € en 2010) sont immédiatement distribuées. Elles échappent aux compagnies d’assurance, à la spéculation. La désinformation est donc à la hauteur des enjeux.
Contre-vérité n°1 : « Après les USA, la France est championne du monde des dépenses de santé » … FAUX !!!
Contre-vérité n°2 : « Les retraites (sous-entendu des salariés) sont en déficit de 10, 12mds € » … FAUX !!!
Contre-vérité n°3 : « 3,8 actifs/ retraité en 1970, 1,45 en 2008… encore moins en 2050. C’est intenable »… Chiffres exacts MAIS…
Contre-vérité n°4 : « Répartition contre capitalisation »… DEBAT TRONQUÉ !!!
Contre-vérité n°5 : « Tenir compte de la pénibilité » … ???
Contre-vérité n°6 : « Dans un système à points on peut introduire de la redistribution »… EXACT MAIS…
Contre-vérité n°7 : « On a fait des simulations jusqu’à 2050 qui montrent… »… Ah bon ? Lire le texte original
Divers Sarkozy prend les ruraux pour des moutons, par Jean-Philippe Huelin, Fabien Bazin
Source : http://www.marianne2.fr/Sarkozy-prend-les-ruraux-pour-des-moutons_a185079.html
En déplacement mardi 9 février dans le Loir-et-Cher, le Président de la République a présenté les premières conclusions des “assises des territoires ruraux” qui ce sont tenues depuis l’automne dernier dans tous les départements de France.
Force est de constater que l’enfant de Neuilly n’a pas le feeling de ses prédécesseurs sur la question du monde rural. Il ne manque néanmoins pas d’aplomb pour soutenir ici ce qu’il détruit depuis son accession à l’Elysée. Incarnation française de Warren Buffett, le grand patron américain qui mène la lutte des classes contre les pauvres, Nicolas Sarkozy a donc joué du pipeau pour endormir une France rurale qui ressent, plus que jamais, les effets dévastateurs de la politique gouvernementale.
Au-delà des mots, les contours de sa “nouvelle économie de la ruralité” sont désespérément flous… En vantant la mobilité, il ne fait que reprendre une des valeurs-phares de l’urbanité ; les habitants des campagnes bloqués un peu partout en France par 10 centimètres de neige doivent apprécier ! On sait par ailleurs le sort que réservait la mise en place de la taxe carbone, heureusement censurée par le Conseil constitutionnel, aux habitants des zones rurales… Lire la suite…
Brèves
Des salariés forcés de devenir auto-entrepreneurs (Rue89)
“Le régime de l’auto-entrepreneur présente des atouts pour ceux qui souhaitent se lancer à leur compte ou compléter leurs revenus. Mais certaines entreprises poussent leurs employés à prendre ce statut pour s’affranchir de leurs cotisations sociales. Plutôt que d’encourager la création d’entreprise, le statut d’auto-entrepreneur contribue alors à la précarisation du travail.”
“Pour maîtriser leur masse salariale, certaines entreprises ont vu dans le statut d’auto-entrepreneur un bon moyen de bénéficier de collaborateurs sans supporter les coûts et les risques d’un contrat de travail : elles n’ont plus à s’acquitter des charges sociales et jouissent d’une totale flexibilité.”
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C'est aux CPAM de lutter contre les dépassements d'honoraires médicaux
Devant la gravité du fléau des dépassements d’honoraires, l’UFAL, association de défense des assurés sociaux au titre de la loi du 4 mars 2002, a décidé l’envoi d’un courrier aux représentants des syndicats et des associations siégeant dans l’ensemble des conseils des caisses primaires d’assurance-maladie (CPAM) de France.
La croissance exponentielle de ces dépassements d’honoraires remet en cause la caractère solidaire de l’Assurance-maladie et augmente fortement les inégalités sociales de santé.
Actuellement, les ménages assument environ 6,5 milliards d’euros (2,5 Mds pour les médecins, 4 Mds pour les dentistes) qui ne sont pas remboursés par l’assurance-maladie et peu pris en charge pas les assurances complémentaires ; seuls ceux qui ont la chance de bénéficier d’un contrat collectif d’entreprise ou ceux qui peuvent s’offrir une protection personnelle onéreuse disposent d’une relative couverture.
En conséquence, le renoncement aux soins s’aggrave, notamment pour les populations qui cumulent une santé déficiente et des moyens pécuniaires limités.
Cette situation résulte d’une volonté politique claire – passer d’une protection sociale solidaire à la prévoyance individuelle privée – et emprunte deux voies complémentaires :
· Élargir progressivement la liberté des honoraires (en 2005, pour les spécialistes du secteur 1 consultés sans avis préalable du médecin traitant ; en octobre 2009, avec l’ instauration du secteur optionnel).
Admettre l ’inertie de l’assurance maladie (dénoncée par la Cour des Comptes et l’IGAS) dans sa mission de contrôle des engagements conventionnels et de régulation des irrégularités en la matière
Les possibilités d’action existent pour les CPAM, tout simplement en appliquant les textes mis à leur disposition par le législateur.
La campagne de l’UFAL auprès des représentants des syndicats et des usagers des CPAM vise donc à mettre les directeurs des CPAM devant leurs responsabilités. Nous espérons un sursaut qui pourrait éviter une dégradation de la couverture sociale en constante régression depuis plusieurs années.
Enfin, l’UFAL estime que seule une modification du système de rémunération des soins (développant d’autres moyens que le paiement à l’acte) est en mesure, pour l’avenir, d’assurer une véritable protection sociale solidaire.