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Opinions; Contestation; révolution

 

01/02  -  ASPAS : « Tuer plus pour payer moins : Une nouvelle niche fiscale pour les chasseurs

  Les scandales financiers dus à la mauvaise gestion de la nature coûtent chaque année au contribuable des centaines de millions d’euros. Il faut y ajouter la surenchère de cadeaux électoraux aux chasseurs : cette fin de semaine, les sénateurs examineront le projet de loi du député Jérôme Bignon. Au cœur de cette loi se niche… une nouvelle niche fiscale pour les chasseurs, cette caste peu connue des privilégiés de France…
Bientôt, les terrains aménagés pour les parties de chasse se verront défiscalisés. Cela n’est qu’un des petits et grands cadeaux électoraux dont le lobby chasse va bénéficier. 
     Privilégiés secrets des responsables politiques, qui se gardent bien de le claironner, les chasseurs vont être gâtés : outre la défiscalisation de leurs terrains de chasse, ils bénéficient depuis cette année d’une nouvelle espèce animale classée gibier (la bernache du Canada) et de la levée du moratoire sur deux espèces, l'eider à duvet et le courlis, qui est pourtant issu d'un accord entre les chasseurs et les associations de protection de
la nature réunies lors de la table ronde chasse. La chasse en enclos est désormais ouverte même par temps de neige, pour que leurs propriétaires puissent continuer à s’enrichir, et que les amateurs de gros tableaux de chasse puissent se défouler en tuant des dizaines de sangliers, de cerfs ou d’oiseaux, fussent-ils d’élevage. 
     Déjà en 2008, la Loi Poniatowski, avait créé un précédent en défiscalisant les chasses commerciales. Cette fois, deux propositions de  loi chasse sont actuellement en discussion, celle de Jérôme Bignon, président du groupe chasse à l’Assemblée Nationale, et celle de Pierre Martin, président du groupe chasse
au Sénat. Tous deux UMP, ils présentent deux textes pratiquement similaires. Et pour cause, ils ont tous les deux été rédigés par la Fédération Nationale des Chasseurs…
Chacun de ces textes a été adopté dans sa « chambre d’origine ». Mais pour des raisons de cuisine interne à l’UMP, c’est la proposition de Jérôme Bignon, candidat dans sa circonscription de la Somme aux élections législatives de mai, qui a été retenue pour être soumise dès cette semaine au vote du Sénat.
     Dans un contexte économique calamiteux, l’État français prévoit pourtant un budget de plus de 200 millions d’euros* d’amendes chaque
année pour faire face à des contentieux, uniquement à cause de sa mauvaise gestion de l’environnement. Ces infractions environnementales représentent 17 % des contentieux engagés contre la France. Les plus importants concernent l’eau, les déchets et la biodiversité, comme l’insuffisance de la protection du grand hamster et de bien d’autres espèces. De plus, la chasse génère des finances souterraines outrancières sur lesquelles l’État ferme les yeux.
     L’ASPAS dénonce cette braderie de notre patrimoine naturel, et attend qu’enfin, notre pays se dote d’une législation forte pour protéger la nature. 
     L’ASPAS s’élève contre les petits marchandages contre nature entre les patrons de
la chasse française et le chef de l’État, qui les a reçus hier, soit, rappelons-le, tout juste une semaine après un nouvel et tragique accident de chasse qui a coûté  la vie d’un enfant de 12 ans. 
     Il est nécessaire que soit engagée une révision totale de notre système cynégétique archaïque, dangereux et dispendieux, qui est la honte de l’Europe ».
          

  -  « La fondation Abbé Pierre invite les candidats à signer son « contrat pour le logement »

L’organisation reçoit mercredi 1er février plusieurs candidats à la présidentielle pour les inciter à signer un « contrat social pour une nouvelle politique du logement ».

Elle fixe quatre grands objectifs et met en avant les bonnes pratiques qui pourraient contribuer à résoudre la crise de l’habitat.

 

La France compte aujourd’hui 3,6 millions de mal-logés, dont 2,9 personnes vivant dans des conditions précaires ou difficiles, et près de 700 000 privées de domicile personnel. 

C’est sur ce constat alarmant que la fondation Abbé Pierre, à l’occasion de la publication de son 17e rapport sur le mal-logement, reçoit ce 1er février les principaux candidats à l’élection présidentielle à Paris, au parc des expositions de la Porte de Versailles. 

Eva Joly, Jean-Luc Mélenchon, François Bayrou et François Hollande doivent s’engager sur un « contrat social pour une nouvelle politique du logement ». Les prétendants auront chacun 25 minutes pour réagir aux propositions de la fondation, après quoi ils signeront – ou pas – le document. 

Nicolas Sarkozy, encore non déclaré, sera représenté par le conseiller spécial du président de la République Henri Guaino.

500 000 logements par an, dont 150 000 « vraiment sociaux »

Le texte fixe comme objectifs la construction de 500 000 logements par an, dont 150 000 « vraiment sociaux », la régulation des prix locatifs et immobiliers, une meilleure protection des plus fragiles et la lutte contre la ségrégation territoriale. 

« François Hollande et Nicolas Sarkozy ont déjà donné des orientations générales en vue de l’échéance, mais celles-ci restent encore à creuser, notamment en ce qui concerne les solutions en faveur des ménages les plus modestes », estime Christophe Robert, délégué général adjoint de la fondation, qui attend avec impatience les précisions en la matière du président de la République, ce jeudi.

L’organisation met en exergue des initiatives positives. Selon elle, les candidats gagneraient par exemple à s’inspirer de plusieurs dispositifs allemands. Outre-Rhin, un locataire constatant qu’il paye son loyer 20 % plus cher que les prix du marché peut saisir la justice, qui peut alors imposer un tarif à la baisse dans le bail. 

Le Grand Lyon fait partie des bons élèves

Autres exemples : la ville de Cologne maintient dans les lieux les locataires en difficulté, estimant que la prise en charge temporaire du loyer coûte quatre fois moins cher que les aides accordées après une expulsion. 

Quant à la ville de Berlin, elle réserve 2 000 appartements aux sans-abri, en échange d’un engagement des travailleurs sociaux à suivre et accompagner les bénéficiaires dans leurs démarches d’insertion.

La France a aussi ses bonnes pratiques, en matière d’effort de construction notamment. Le Grand Lyon fait partie des bons élèves. Après diagnostic de ses besoins, la métropole, en dix ans, s’est mise en position de tripler son rythme annuel de création d’habitats (de 1 400 à 5 000) et de logements très sociaux (de 400 à 1 300). 

Selon la fondation Abbé Pierre, l’État pourrait, moyennant des aides à la construction, encourager les autres grands pôles urbains à emboîter le pas à la cité rhodanienne.  JEAN-BAPTISTE FRANÇOIS »  La Croix

 

29/01  -  Gérard CHAROLLOIS  -  TEL 06 76 99 84 65  

Le leader de la droite conservatrice, non officiellement candidat à sa succession, a mobilisé six chaînes de télévisions pour contrer sa chute dans les sondages.

Examinons ses propositions sous le prisme du biocentrisme. 

     Aucun mot sur la condition animale, sur la protection de la nature, bien évidemment, ce qui  ne constitue d'ailleurs pas une spécificité.

L'ami du CPNT ne pouvait guère annoncer de mesures en faveur de la biodiversité. 

     En revanche, il annonce: 

----- une fièvre bétonnière pour faire baisser le coût du logement et relancer l'industrie du bâtiment.

Les communes sont sommées de construire et de laisser massivement construire le maximum de terrains.

Tant pis pour la nature ordinaire.

Quand le bâtiment va tout va, comme en Espagne où la coulée de béton a ruiné l'économie de ce pays. 

------ Le quotient familial doit être maintenu car il ne sert nullement à la redistribution mais à encourager le natalisme.

Croissez et multipliez à l'infini.

La surpopulation! il ne connaît pas. 

----- Treize milliards de taxes sur les cotisations patronales seront remises en cadeau aux chefs d'entreprises et actionnaires pour rendre le travail Français compétitif.

Les cadeaux aux possédants n'a jamais eu la moindre retombée positive pour l'économie.

Cette réduction du coût du travail ne suffira pas à mettre le niveau du salarié Français à celui des pays sous-développés qui font concurrence et les capitaux auront toujours intérêt à s'investir en Tunisie ou en Asie.

Ce cadeau fiscal, rappelant celui fait aux restaurateurs, sera compensé par une augmentation de TVA  supportée par tous les citoyens. 

-----  Le chef de la droite décomplexée annonce enfin la suppression des 35 heures et même du droit du travail auxquels pourront se substituer des accords au sein des entreprises. Il dissimule cette vérité d'évidence déjà énoncée au 19ème siècle: "Entre le fort et le faible, c'est la liberté qui opprime et la loi qui libère".

Comment les salariés pourront-ils résister aux pressions des dirigeants et à leur chantage?

Et puis, le leader conservateur se vante d'avoir supprimé  cent soixante mille emplois publics contribuant ainsi à 15% de l'augmentation du chômage.

Combien d'emplois publics aurait-on pu créer avec les trois milliards  donnés aux restaurateurs et avec les treize milliards de déduction de charges  ici projetés. 

      Du béton, de l'augmentation démographique, des transferts de ressources vers ceux qui en ont trop!

Quel bilan!

 

 

 

 

 

 

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