(Astronomes)       15/01/2003  : 

 

FOUCAULT : EXPOSITION A L’OBSERVATOIRE DE PARIS

DROCOURT ASTRO

Zone de Texte: POUSSIERES D’ETOILES

        ACCUEIL    SOMMAIRE    ACTUALITES  :    ASTRO.     NATURE.    HOMMES.    ANIMAUX.    PERPIGNAN.     E-MAIL

Très belle exposition à l'Observatoire de Paris en décembre dernier     

A Paris, je ne pouvais pas manquer cette expo sur ce génial inventeur de l'optique astronomique moderne.

 

J'ai remarqué entre autres :

- le miroir tournant qui permit à Foucault de mesurer la vitesse de la lumière précisément en 1862

-  la machine d'induction (a l'origine des disques de freins des poids lourds)

le Pendule de 1869 inventé par Léon Foucault pour démontrer la rotation de la terre,  (Photo)

- le Gyroscope qui remplacera la boussole utilisée pour la navigation, etc…

 

Et puis le 1er Télescope de Foucault avec un miroir en verre argenté et non plus en bronze.

Il inventa aussi l'optique active en contrôlant la déformation du miroir.

Mr J.Lequeux, commissaire de l'expo, me disait que l'idée d'utiliser l'air comprimé à cette fin venait certainement de lui.

     

Nous avons déjà vu au Laboratoire optique de l'observatoire de Marseille comment pour le VLTI on fabrique des petits miroirs auxiliaires à courbure variable.

Ce petit miroir (16 mm de diam.), en acier inoxydable de 280µm, peut varier de 380µm, soit plus que son épaisseur, sous l'application d'une pression d'air de 0 à 8 bar sur sa face arrière.) 

     

Voici un passage où Léon Foucault "décrit comment il déformait les miroirs de façon contrôlée, afin de compenser leur distorsion sous leur propre poids..." (copié d'un Mémoire exposé, de1859) :

"A mesure que l'instrument se redresse, les parties solides sur lesquelles le miroir s'appuie font saillir les parties correspondantes de la surface, et déterminent les ondulations qui s'accusent au foyer par de longues traînées de lumière.

Il faut supprimer ces pressions locales et les repartir uniformément sur toute l'étendue du revers du miroir.

Solidairement avec la monture de ce miroir on fixe un plancher de bois, et l'on ménage entre deux un espace ou l'on glisse un sac circulaire en caoutchouc, qui, une fois gonflé, s'applique sur le verre. Le tube étroit qui conduit l'air dans ce coussin, circule le long du corps de l'instrument, se prolonge jusqu'à l'oculaire et se termine par un
robinet.

En soufflant avec la bouche, l'observateur peut ainsi, sans perdre l'image de vue, régler la pression et l'amener précisément au degré suffisant pour que le miroir flotte dans sa monture, sans le presser ni par l'une ni par l'autre surface. Il est clair que dans ces conditions, le miroir échappe à la pesanteur, quant aux effets de la composante qui s'exerce totalement sur le coussin pneumatique. Le coussin, qui ne peut plus se déplacer en masse, n'en continue pas moins, suivant la pression, à modifier la surface, et à réagir distinctement sur la netteté de l'image."