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DROCOURT ANTI-CORRIDA |
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« «Je suis absolument contraire, écrivait Zola, aux courses de taureau, |
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« L'Homme et L'animal » L’enquête n’a pas eu de suite, après la nomination de Monsieur Mitterrand. « Monsieur, J’ai bien reçu votre lettre. Je n’ai pas oublié les conclusions du rapport sur la misère animale que j’avais demandé à Monsieur Pierre MIcaux, député de l’Aube. Le changement politique intervenu en 1981 a conduit à négliger les préoccupations légitimes auxquelles les mesures suggérées par Monsieur Micaux proposaient de répondre. Parmi les nombreux aspects de la misère animale détaillés par cet intéressant rapport, je copie ici ce qui est dit de la tauromachie, p140-141: « II - LA TAUROMACHIE. C’est la raison pour laquelle je propose l’interdiction, mais le Parlement pouvant arguer du fait que la tradition tauromachique est sans conteste une réalité historique, sera à même de décider si cette tradition doit être respectée dans la mesure où les régions qui en bénéficient actuellement, en souhaitent le maintien. En me situant dans l’éventualité où le Parlement déciderait de ne pas aboutir à une interdiction, je proposerais que, cependant, le maintien des traditions locales soit limité aux localités, aux communes, au sens strict du terme, où la tradition est ininterrompue et surtout limitée aux corridas respectant les règles établies, sans toutefois autoriser la participation de chevaux au combat. Les sanctions en cas d’infraction devraient concerner, non seulement ceux qui participent à des corridas, mais aussi ceux qui les organisent ou qui aident à les organiser dans des localités où la tradition n’existe pas ».
Mon petit commentaire : Dans ce paragraphe, il ne parle pas de souffrance animale, mais elle est sous-entendue. Il dit clairement que la corrida n’est pas défendable et il en propose l’interdiction. Si le Parlement ne le suit pas il insiste pour que seules les localités à tradition ininterrompue soient autorisées, et ceci sans la participation de chevaux. Ce dernier point supprimerait le 1er tercio du picador et amoindrirait la réussite de cette barbarie. L’idée de sanctionner les participants et organisateurs des corridas illégales montre bien qu’on parle d’un spectacle juste toléré et fondamentalement nocif pour la société.
Les autres chapitres de ce rapport de 175 p. sont intéressants. |