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communiqué: le mercredi 28 juillet 2010 : échec à la torture.
La CONVENTION VIE ET NATURE se réjouit de l'abolition, à compter de 2012, des spectacles de torture tauromachique en Catalogne. Le parlement de cette région d'Espagne adopte ce jour une réforme législative, sur initiative populaire, interdisant la corrida, texte adopté par 68 VOIX CONTRE 55.
Seul le parti conservateur, PPE, vota contre cette avancée de la civilisation.
Cette victoire est le fruit de la prise de conscience par une majorité de contemporains du caractère d'êtres sensibles de tous les animaux et de la honte que constituent les actes de cruauté perpétrés à des fins ludiques.
Demain, la torture tauromachique sera abolie dans d'autres régions d'Espagne et en France car les lobbies et le populisme, méprisant pour le peuple, de certains élus locaux ne feront plus longtemps illusions.
Un processus est en marche et il aboutit à ranger dans la profonde poubelle de l'Histoire les sévices atteignant tant les humains que les autres êtres sensibles.
La presse débile ne veut voir en ce vote qu'une manifestation de nationalisme catalan en lutte avec un nationalisme castillan.
Ces commentateurs sont dans l'erreur dès lors que la corrida n'est pas davantage un emblème Espagnol que ne le sont le noir franquisme et l'OPUS DEI.
La corrida, n'en déplaise aux littérateurs besogneux, n'est pas une culture car jamais le supplice et la mort ne s'érigent en arts. C'est injurier l'Espagne que de l'affubler de ce spectacle sadique qu'aucun caractère ancien ne saurait justifier. ( SUITE ) Les faits s'imposent toujours et en cette affaire, il n'y a jamais qu'un herbivore perforé, déchiqueté, poignarder durant vingt minutes avant que mort s'en suive, pour amuser une foule malsaine.
Alors, la symbolique nébuleuse de l'homme terrassant le sauvage et maîtrisant la mort ne résiste pas au principe de réalité.
Deux députés Français, l'une de gauche, l'autre de droite ont déposé une proposition de loi portant abolition de la dérogation à l'interdiction des actes de cruauté couvrant la tauromachie dans les localités où existe une "tradition ininterrompue".
Le parti conservateur et souvent réactionnaire dominant le parlement français peut, à l'instar des nostalgiques du franquisme espagnol, bloquer un temps cette proposition de loi. Mais l'heure viendra où l'humain accédera à ce haut degré de conscience lui faisant récuser tant la mort spectacle que la mort loisir. Le vote du parlement Catalan n'est point la victoire d'un nationalisme étriqué mais celle du respect du vivant et de la dignité humaine. C'est un pas vers le biocentrisme impliquant empathie et bienveillance envers tout être sensible.
Gérard CHAROLLOIS CONVENTION VIE ET NATURE Contact: 06 76 99 84 65 ______________________________________
Espagne: la Catalogne interdit la corrida, coup dur pour la tradition taurine (AFP) – 28/7/2010
« BARCELONE — Le Parlement régional de Catalogne a porté un coup dur à la tradition taurine espagnole, en approuvant mercredi l'interdiction des corridas dans cette riche région du nord-est de l'Espagne. Les députés catalans ont voté, par 68 voix pour et 55 contre, en faveur d'une "Initiative législative populaire" (ILP) qui, avec l'appui de 180.000 signatures, réclamait la fin de ce spectacle "barbare". Lors du débat parlementaire préalable, la porte-parole de l'association "Prou!" ("assez!" en langue catalane) soutenant l'initiative, Anna Mula a demandé aux députés régionaux de lancer "un message de compassion et de progrès à l'humanité" en approuvant l'interdiction. La Catalogne est ainsi devenue la deuxième région d'Espagne à interdire la tauromachie, après l'archipel des Canaries qui l'a fait en 1991. Les milieux conservateurs espagnols ont accusé les parlementaires catalans d'arrière-pensées nationalistes et identitaires dans ce vote contre une tradition séculaire "espagnole". Mais le débat de mercredi avant le vote a tourné essentiellement autour du caractère "cruel" ou non des courses de taureaux et de la "liberté" de ceux qui veulent y assister, dans une région où la tauromachie fait de moins en moins recette. "C'est une cruauté gratuite, un spectacle de torture", a déclaré Francesc Pané, porte-parole pour la coalition écolo-gauchiste d'ICV-EUIA, farouchement opposée à ce spectacle "sans noblesse". Le président socialiste du gouvernement catalan, José Montilla qui avait laissé la liberté de vote à ses députés, a affirmé avoir voté contre l'interdiction parce qu'il "croit en la liberté". Avant ce vote "historique", plusieurs dizaines de manifestants pro et anti-taurins s'étaient rassemblés mercredi matin devant le parlement catalan, réclamant d'un côté la "liberté" pour les amateurs de corridas et de l'autre la fin de la "torture" animale, a constaté l'AFP. "Arrêtez la cruauté envers les animaux", demandaient en anglais des pancartes brandies par les anti-taurins, tandis que les partisans des corridas affirmaient: "les taureaux oui, la liberté oui". Cette interdiction est intervenue dans un contexte de crispation politique en Catalogne, après le rejet fin juin par le Tribunal constitutionnel espagnol d'une partie des prérogatives accordées à cette région dans son nouveau statut d'autonomie. Les débats entre anti et pro-corridas ont toutefois soigneusement évité de glisser sur le terrain politique et de virer à une confrontation entre "espagnolistes" et "catalanistes", se cantonnant à la défense du droit des animaux pour les uns et à la "tradition catalane" des taureaux pour les autres, soulignait mercredi le journal Publico. Anticipant la décision catalane, plusieurs régions espagnoles, dont celle de Madrid, avaient préalablement annoncé leur intention d'inscrire la tauromachie à leur "patrimoine culturel" pour la protéger, même si les opposants y gagnent aussi du terrain. Le principal parti d'opposition, le Parti populaire (PP, droite) devrait faire appel de la prohibition catalane notamment devant le Tribunal constitutionnel, ce qui devrait prolonger le débat jusqu'à ce que l'interdiction entre en vigueur début 2012. Cette prohibition dans une région disposant d'une longue tradition de corridas, surtout à Barcelone sa capitale, constitue un coup dur pour la tauromachie espagnole, qui subit déjà une relative désaffection des spectateurs depuis deux ans. »
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5j3YTmrP-IJlZAsontzsXSZI8PSKw |