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Crise dans la démocratie. Le dimanche 16 novembre 2008
La « crise » n’est bien souvent qu’une heureuse manifestation de maturation. Elle s’oppose à l’immobilisme et le rompt pour préparer un monde nouveau. La politique subit un indéniable malaise conduisant certains à perdre tout repère, à confondre la gauche et la droite, à s’affirmer apolitique ce qui est absurde puisque tout individu en entrant en simple contact avec un autre individu commence à faire de la politique. Tout ce qui est sociétal est politique. Avec l’avènement des sociétés de liberté publique naquirent les partis politiques dont la mission est de concourir à la vie démocratique, au regroupement des forces nourrissant des convictions similaires, faire prévaloir des choix, voire des intérêts, contre d’autres choix et d’autres intérêts représentés par d’autres partis. Dans une démocratie idéale, peuplée de citoyens parfaits, tout individu devrait être militant dans le parti de son choix. Le malaise dans la démocratie tient à ce qu’un nombre infime de citoyens s’engage dans les partis politiques malgré la diversité de l’offre. Encore faut-il tenir compte des adhésions de pure opportunité et de strict clientélisme de ceux qui, pour obtenir une faveur d’un potentat local ou national, « s’encarte » par calcul sans la moindre conviction. A cette désaffection militante s’ajoute depuis trois décennies l’absence d’enjeu idéologique radical, d’affrontement ardent et passionné. Le paysage éthique, philosophique, a tellement changé qu’un fasciste, un antifasciste, un marxiste, un antimarxiste n’y retrouve plus ses origines, ses racines, ses valeurs. Ce constat aboutit à une société anesthésiée, livrée à un totalitarisme inédit jusqu’à ce jour, une société faussement dépolitisée mais soumise au pouvoir de l’économie, de l’argent, du Marché, une société dépourvue de citoyens et uniquement habitée de consommateurs. Dans nombre de pays déjà, le choix électoral se limite entre des démocrates sociaux qui vont encore à la messe et des sociaux-démocrates qui n’y vont plus. Il faut redynamiser la politique, non pas en ressuscitant des antagonismes artificiels, mais en empêchant que la mort des vieilles idéologies ne se mue en mort des idées, de l’intelligence, de tout ce qui n’est pas le repli égoïste. Il appartient aux écologistes de promouvoir cette renaissance du politique par la participation citoyenne au débat et aux choix. Culturellement, s’observent deux types de partis politiques :
Les uns, plutôt à gauche, sont traversés de courants, s’animent de motions, de votes internes, de querelles, parfois d’idées, souvent hélas de personnes ;
D’autres, plutôt à droite, s’apparentent à des clubs de supporters pour lesquels le chef du moment a toujours raison et que ne vivifient ni courants, ni pensées et qui ne se réunissent que pour théâtraliser le culte du leader.
Les médias qui ignorent l’analyse de fond raillent volontiers les divisions des premiers en passant sous silence l’encasernement des seconds qui ne sont jamais que les fusées porteuses d’ambitions et d’intérêts plus occultes. Dans le jeu électoral, l’avantage tactique va aux seconds, à leur foule de badauds ébahis acclamant leur duce, cependant que la secte des coupeurs de têtes qui dépassent s’épuise en joutes internes.
Comment réveiller la démocratie, assurer le libre débat des idées, la participation citoyenne, éviter le sacre de l’homme providentiel tout en garantissant ce minimum de charisme sans lequel il n’y a pas de démocratie représentative ? En ouvrant les partis politiques à tous ceux qui appartiennent à une famille de pensée, en organisant des élections primaires au sein des diverses nébuleuses idéologiques clivant le spectre politique. Ainsi, avant l’élection institutionnelle, chaque famille de pensée pourrait dégager ses candidats et ses orientations : écologistes, socialistes, prolétariens révolutionnaires et, bien que cela soit étranger à leur culture en Europe, conservateurs et réactionnaires. Autant la vie privée de chacun doit demeurer opaque, garantie de la liberté individuelle, autant la vie politique doit devenir plus transparente, plus ouverte car c’est l’affaire de tous et non de petits comités ne représentant qu’eux-mêmes. Lorsque la politique répondra à ce nouvel ordre éthique, nous, écologistes avocats du vivant, participerons pleinement à la vie publique.
Gérard CONDORCET
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DROCOURT NATURE vous parle un peu De l’Univers, de notre Planète, des Hommes ET DES ANIMAUX ! |
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CONVENTION VIE ET NATURE POUR UNE ECOLOGIE RADICALE. Bulletin d’adhésion à Imprimer Il faut combattre le productivisme, les mythes du développement ou de la croissance infinie, La pensée écologiste est la seule qui se fixe ces objectifs. |
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La CONVENTION VIE ET NATURE POUR UNE ECOLOGIE RADICALE entend diffuser les idées nécessaires à cette révolution de nos sociétés. Je déclare adhérer à la CONVENTION VIE ET NATURE POUR UNE ECOLOGIE RADICALE : Prénom : Nom : Adresse postale : Adresse mail : Téléphone : Cotisation de base annuelle : 15 euros Précaires et étudiants : 10 euros Fait à : Le : Signature : A retourner à : Josy MARTIN, 40 rue BOURDIGNON, Bat C1 94110 SAINT-MAUR. |
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Opinions, actualité. réunion du G. 20 et impasse. Samedi 15 novembre 2008 :
Ceux qui furent élus grace au soutien financier des forces d’argent, des entreprises privées, du Marché roi, dissertent sur la crise financière et économique générée par leur système. Ne doutons pas qu’ils annonceront, à grands son de trompes, des contrôles, une moralisation des affaires, une régulation des pratiques de leurs commettants, histoire de rassurer les peuples et de donner « un signal fort pour que revienne la sacro-sainte confiance ». Par-delà les effets d’annonces, le système perdurera dans son absolue nocivité, non pas parce que le G20, l’ONU, l’Europe ou autres institutions sont intrinsèquement pervers, mais parce que les peuples élisent, dans chaque Etat nation, des adorateurs du Marché c’est-à-dire de l’exploitation, du lucre, du profit, de la croissance. Les Objecteurs de Croissance sont bâillonnés et il n’est pas permis d’expliquer que des humains trop nombreux, trop pollueurs, trop boulimiques d’énergie, de vitesse, de transports, de marchandises édifient un monde infernal d’où la vie finira par être exclue. La vraie philanthropie appelle une « croissance purement qualitative », de vrais progrès qui font reculer la souffrance et le désespoir sécrété par un univers de béton et de mécanisation, une révolution qui remettent l’argent à sa méprisable petite place et la vie au centre des valeurs. G. C.. CONVENTION VIE ET NATURE POUR UNE ECOLOGIE RADICALE |