|
OPINION . Gérard CONDORCET Dans le quotidien sud-Ouest du mercredi 12 décembre 2007 est clairement exposé que les chasseurs veulent la peau du juge CHAROLLOIS qui tint à leur encontre des propos qu'ils n'admettent pas, pas davantage que sont admissibles, pour ces dénonciateurs d'opinion, ses critiques de la tauromachie. Aussi, certains chasseurs adressèrent des lettres de délation à la ministre de la Justice en lui demandant de sanctionner ce juge pour ses écrits qui qualifièrent la chasse de loisir de moralement pervers, au sens médical du terme, c'est-à-dire de prise de plaisir de la mort d'un être sensible. qu'est-ce que la chasse? c'est l'acte qui tend à la destruction d'un animal vivant à l'état libre, selon sa définition légale. qu'est-ce qu'un animal ? Un être sensible, à l'évidence et même pour le législateur Français (loi 76 629 du 10 juillet 1976). Serait-il donc interdit de condamner moralement le fait de tuer un être sensible à titre de loisir ? Oui, demeurent en ce pays encore des hommes pour dénoncer aux autorités d'autres hommes qui ne pensent pas comme eux ! Oui, demeurent des hommes qui ignorent que la liberté de pensée et d'expression est imprescriptible ! Ils ne supportent pas les critiques contre la chasse et la tauromachie et trouvent excessifs les propos du Président de la CVN. Alors, que diront-ils de Victor HUGO qui écrivit: "Ce gai chasseur, armant son fusil et son piège, confine à l'assassin et touche au sacrilège" et "Nature, n'est-ce pas que tu haies ces semeurs de trépas qui dans l'air frappent l'aigle et sur l'eau la sarcelle et font partout saigner la vie universelle". Que diront-ils d'Edmond ROSTAND: "la race méchante aime à jeter du plomb dans les arbres qui chantent" et de tant d'autres qui dénoncèrent justement la mort loisir. Décidément, le respect des droits de l'homme et ceux de l'animal s'avèrent indissociables et nous en avons ici une éclatante illustration. Pour nous, écologistes, le seul combat qui vaille est celui pour la vie, la Nature, l'empathie envers tous les êtres sensibles et nous ignorons superbement les querelles de personnes, les attaques basses qui ne nous ferons ni faiblir, ni déchoir. |
|
DROCOURT NATURE vous parle un peu De l’Univers, de notre Planète, des Hommes ET DES ANIMAUX ! |
|
Pourquoi CONDORCET ? Parce que la liberté d’entreprendre n’est pas la liberté d’expression. Parce que Antoine CONDORCET fut un intellectuel en politique, radicalement républicain, abolitionniste de l’esclavage, intègre et non intégriste, rigoureux et non enragé, au-dessus des partis mais solidaire de ceux qui vaincus devaient périr pour des idées. |
|
Un aberrant projet. le mercredi 16 janvier 2007 A l’heure où tous les hommes responsables reconnaissent la nécessité de protéger la diversité biologique, la qualité de la vie, les ressources pétrolières, de limiter les émissions de gaz à effets de serre, où les pouvoirs publics incitent les citoyens à réduire leur consommation d’énergie fossile, des promoteurs imaginent d’édifier dans le Parc Naturel Régional du PERIGORD VERT un circuit automobile de 4,6 kilomètres de longueur, de 12 mètres de largeur, sonorisé par 675 hauts-parleurs. Ce circuit plus long de trois cent mètres que le célèbre circuit du MANS serait implanté dans une zone naturelle offrant un cadre privilégié qui sera la fortune de demain car les sites épargnés deviennent exceptionnels et extrêmement précieux. Des inventaires de faune et de flore révèlent la richesse de cette zone érigée en parc naturel régional qui perdrait son label s’il advenait qu’un projet funeste le défigure définitivement. Le Conseil National de Protection de la Nature, organe consultatif du ministère de l’écologie, explicita en sa délibération du 20 novembre 2006 que ce projet était radicalement incompatible avec les objectifs d’un parc naturel régional, à savoir, protection de la Nature, souci de maintenir une qualité de la vie pour les habitants et les visiteurs, volonté d’un développement harmonieux dans le respect de la sauvegarde de la vie sauvage. La fin du parc naturel régional signifierait un coup porté à l’économie locale et aux emplois directement et indirectement générés par le parc. Quant aux habituelles promesses d’emplois et de développement prodiguées par les promoteurs, il suffit de constater que les circuits automobiles sont partout déficitaires et ne génèrent pas de retombées économiques marquées pour une région, ce que prouve, notamment, une enquête du Conseil économique régional d’AUVERGNE à propos d’un circuit dit de CHARADE, non loin de CLERMONT-FERRAND, similaire au projet combattu. Que l’administration instruise un dossier qui lui est soumis est parfaitement normal. Qu’une enquête publique ait lieu du 24 janvier au 25 février, se conçoit, bien qu’un tel projet fasse injure aux déclarations solennelles des autorités publiques enfin éclairés sur les périls menaçant la planète. Que l’Etat français, violant tous les engagements et les nobles principe proclamés, autorise une pareille réalisation serait une faute contre l’esprit et l’honnêteté intellectuelle, une faute inconcevable. Comment parler de prise de conscience écologique tout en permettant la dévastation d’un site d’intérêt général supérieur, juste pour permettre à des voitures de tourner en rond et de brûler du pétrole, pour rien ! Il y va de la crédibilité des décideurs placés ici devant leur responsabilité. |
|
Appel aux femmes et hommes épris de Liberté. Le parti politique d'extrême-chasse, CPNT, créé en 1989 par un Président de fédération de chasseurs qui l'anima jusqu'en 1998, date à laquelle il fut condamné en correctionnel pour délit de droit commun, révèle sa véritable nature en demandant au gouvernement de sanctionner un magistrat de l'ordre judiciaire, M. Gérard CHAROLLOIS, en raison de ses écrits, nullement professionnels, hostiles à la chasse. Il fut un temps, de sinistre mémoire, où des centaines de Français adressaient ainsi aux autorités publiques, des lettres de délations d'opinions contre les juifs, les communistes, les francs-maçons, les socialistes, les anglophiles, vouant ainsi leurs ennemis à nuit et brouillard. On espérait ce temps révolu, mais les traditions ont la vie dure dans certains milieux hermétiques aux évolutions de la conscience. Sur le fond, la saisine de la garde des sceaux par les chasseurs est incompréhensible juridiquement et participe d’une manifestation haineuse dirigée non pas contre une pensée, une conviction, mais une personne qui les porte. En trente ans de carrière, ce magistrat a rencontré des milliers de justiciables. Il ne s'en trouvera pas un seul pour soutenir que ce juge ait manqué, en quoi que ce soit, dans l'exercice de ses fonctions, à une quelconque obligation de réserve, à l'impartialité et même à la bienveillance à laquelle tout justiciable a droit. Il ne se trouvera pas un seul avocat pour soutenir que ce juge ait été partisan, prosélyte dans l'exercice de ses fonctions.ersement, dans ses écrits, le Président de la CONVENTION VIE ET NATURE POUR UNE ECOLOGIE RADICALE n'a jamais fait mention de sa qualité professionnelle totalement étrangère et dissociée des activités associatives. Dès lors, l'accusation outrancière et malodorante du CPNT ne fait que déshonorer ce groupement de chasseurs qui, incapables de soutenir le débat des idées, attaquent personnellement leurs adversaires idéologiques. Que dissociant rigoureusement ses fonctions et sa vie privée et militante, ce juge soit résolument antichasse participe de la liberté de conscience et d'expression de la pensée, liberté reconnue par un régime démocratique à tous les citoyens, y compris aux juges. Ainsi, ce qui sépare irréductiblement les écologistes et les chasseurs n'est pas qu'un fossé plein de sang, c'est aussi une certaine conception des droits fondamentaux des femmes et des hommes, une certaine conception de la dignité humaine. Lorsque le fondateur du CPNT termina sa carrière sur un banc de correctionnel, les écologistes se gardèrent bien d'en tirer un quelconque profit politique et d'en faire une quelconque exploitation, car eux, à la différence de leurs ennemis, mènent le combat des idées, des valeurs, des convictions et non le combat contre des personnes. Par ses agissements, le CPNT démasque son vrai visage qui est celui de la négation des droits de l'animal, bien évidemment, mais aussi l'injure faite à la liberté de pensée. Que de tels hommes existent encore nous afflige. Qu'ils soient nos ennemis nous en console un peu. le bureau de la CONVENTION VIE ET NATURE POUR UNE ECOLOGIE RADICALE |
|
04/01/08 : La maïsiculture, un danger pour la biodiversité. Un communiqué du mouvement FRANCE NATURE ENVIRONNEMENT, FNE, apprend que le ministère de l'agriculture informe les associations environnementales de son intention de légaliser en France l'usage d'un insecticide commercialisé sous le nom de CUISER, produit par la société SYNGENTA, composé d'une molécule de THIAMETHOXAM. Ce poison enroberait les semences de maïs pour répondre aux préoccupations des céréaliers en but aux parasites de leur monoculture nocive pour la diversité biologique, fragile en raison même de cette absence de diversité végétale. Or, cette molécule est parente de celle des funestes REGENT et GAUCHO qui firent tant de ravages dans les colonies d'abeilles. - Que sont devenus les engagements du GRENELLE de l'environnement? La CONVENTION VIE ET NATURE POUR UNE ECOLOGIE RADICALE qui connaît tout le poids écrasant des lobbies antinature en ce pays savait à quoi s'en tenir. Pour accroître indéfiniment leurs rendements, certains groupes de pressions n'hésiteraient pas à tout anéantir dès lors que culturellement parlant, pour ces individus, tout ce qui n'est pas rentable est nuisible et doit disparaître. Le maïs se retrouve souvent en cause dans les dérives les plus criantes de l'agrochimie. |