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Février 2014 à janvier 2016 : le Comité des droits de l’enfants (CRC) se prononce contre l’entraînement et la participation des mineurs à la tauromachie. Leur présence en tant que spectateurs est également déconseillée.  Le CRC (Committee on the Rights of the Child) est l’organe officiellement chargé de vérifier l’application de la CIDE (Convention internationale des droits de l’enfant). Le terme « enfant » y désigne les mineurs.
Février 2014, au Portugal, le CRC s’était prononcé contre l’entraînement et la participation des mineurs à la tauromachie ainsi qu’en tant que spectateurs. Février 2015, c’est au tour de la Colombie et en juin 2015 celui du Mexique.  C’est au terme de sa 71
e session de janvier 2016 que le CRC a rendu des conclusions semblables concernant le Pérou et la France.  Ses conclusions à propos de la France, dans la section « Violence envers les enfants », sont les suivantes : « Le Comité est également préoccupé par le bien-être physique et mental, et le développement des enfants exposés à la violence, y compris dans certaines manifestations comme la corrida. »  Le Comité des droits de l’enfant est donc cohérent dans ses conclusions puisque, depuis 2014, sur les huit pays de la planète pratiquant la corrida, le Comité a expressément demandé à cinq d’entre eux de tenir les enfants à l’écart. 
2014 à 2016 : le CRAC Europe attaque juridiquement l’activité des écoles de tauromachie.  Dès 2014, le choix a été fait d’attaquer les préfets de trois départements du sud de la France : le Gard, l’Hérault et les Bouches-du-Rhône. Ces trois départements correspondent aux quatre écoles de tauromachie (deux à Nîmes, une à Béziers, une à Arles).
Objectif : exclure les mineurs de ces écoles de la violence sous couvert de la protection de l’enfance. Nous avons, sans surprise, été débouté en première instance à Nîmes et Montpellier. L’affaire au tribunal administratif de Marseille est en cours. Nous préparons déjà notre appel.
Les autres actions en justice : Nous avons plus d’une vingtaine d’actions en justice. Soit pour attaquer, soit pour nous défendre. La moitié de ces procédures sont des actions pour défendre nos militants.
Les autres actions de terrain : Stands : plusieurs dizaines de stands se sont tenus dans divers départements. C’est l’occasion d’informer et de sensibiliser la population française mais aussi étrangère sur la réalité de la corrida. Il en ressort que pour la majorité des personnes il n’y a plus de corridas en France, ou alors sans mise à mort (Nîmes, Arles, Nice, Antibes, Bordeaux, Grenoble, Guéret, Quiévrain…).
Vide-greniers : c’est une nouvelle méthode pour récupérer des fonds. Tractages : Les opérations de tractages et signatures de pétition du CRAC Europe se sont développées partout cette année sur les marchés locaux hebdomadaires du sud de la France, mais aussi dans des grandes villes comme Paris, Lyon, Tours… Manifestations : Vauvert : le 20 mars, Mugron le 28 mars, Vergèze le 10 avril, Mont-de-Marsan le 23 juillet, Fréjus le 10 août, Carcassonne les 25 et 26 août, à l’initiative du CAAC (Comité audois pour l’abolition de la corrida), Bayonne le 3 septembre (Collectif Euskal Herria Bayonne Anticorrida), Arles le 10 septembre…
Merci à tous les délégués et déléguées qui animent et font vivre cette opposition indispensable !
Happening :
ils se sont multipliés et ont un impact visuel. Nîmes, le 15 mai 2016 en pleine feria de Pentecôte : Dying Happening avec tractage, sur un rond-point stratégique situé à l’entrée de la ville.  Tours, le 14 mai : happening contre la corrida organisée par L214 et Info Vegan avec la participation active du CRAC Europe.  Montpellier, le 21 mai : happening contre la corrida organisé par FUDA, avec le soutien de Droit des Animaux Sud et le CRAC Europe.  Nîmes, le 16 septembre en pleine feria des vendanges : happening et tractage au Jardins de la Fontaine. »

-  La FLAC : « L’arène vieillit ! La corrida n’est pas encore mise à mort, mais elle est financièrement touchée. »
23/06/2017  - 
Nicolas Hulot : il faut ouvrir le débat sur l’interdiction de la corrida en France

Nicolas Hulot est engagé depuis longtemps contre la corrida. Il est d’ailleurs membre du Comité d’honneur de la FLAC. Le 23 juin 2017, il a réitéré ses convictions sur BFM TV dans une interview menéepar Jean-Jacques Bourdin. L’occasion de rappeler ce message de soutien très fort adressé en juillet 2016 à l’occasion de la manifestation unitaire anti corrida de Mont-de-Marsan, où était venue, entre autres, Rama Yade :
« 
Je crains que la prétendue beauté de la corrida n’efface une profonde laideur, celle de faire de la mort un spectacle. Le fait d’ôter la vie ne peut être source ni de plaisir, ni de mise en scène.
La vie dans l’univers n’est pas la norme, elle est l’exception. Nous sommes la partie consciente de cette exception. Et nous devons célébrer et vénérer la vie sous toutes ses formes, et non la mort. L’homme se grandit à la respecter et se réduit à la bafouer.
Au moment où dans notre pays l’on découvre chaque jour combien la condition animale est méprisée, où la souffrance animale est l’ordinaire dont nous nous accommodons avec indignité, comment ajouter de l’indignité à l’indignité pour le seul plaisir des yeux.
La civilisation est un long parcours où l’on se libère de nos vices au profit de nos vertus.« 
     Rappelons également sa prise de position en
2011 : « Je soutiens la proposition de loi visant à punir, sans exception, les sévices graves envers les animaux domestiques, apprivoisés, ou tenus en captivité qui a été proposée à la cosignature des sénateurs le 5 mai 2011 par Roland Povinelli, sénateur-maire d’Allauch (Bouches-du-Rhône).
Dans cet esprit, je demande au ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, le retrait immédiat du classement de la corrida sur la liste du patrimoine culturel immatériel français. […] »
Non, il n’est plus acceptable de tuer pour se divertir. Non, il n’est plus acceptable de donner en spectacle la souffrance animale. Non, il n’est plus acceptable d’élever nos enfants en leur laissant voir la cruauté envers les animaux comme une tradition à préserver« .Depuis, la corrida a été retirée du patrimoine culturel immatériel de la France. Reste à la retirer des exceptions à la loi. Roger Lahana
A lire en complément la réaction sur RMC de Thierry Hély, président de la FLAC.
Revue de presse complète sur le 
site de la FLAC.


 

 

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La Corrida : Actus  - France  - Internat.  - Enfance : Écoles & Lois  - L’Animal. - Chevaux - Militance  - Patrimoine  - Textes

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