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DROCOURT NATURE vous parle un peu du Ciel, |
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JUSTICE ET DIGNITE POUR LES CHIBANIS à MONTPELLIER et CLERMONT-FERRAND |

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http://www.atmf.org/ l’Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF), a une association ATMF à Montpellier : - M.NACIRI, 13 RUE DE LA FIGAIRASSE, LES IRIS, 34070 MONTPELLIER - ZEMMOURI Houcine (houcine zemo [atmf34@hotmail.fr] 2011 – Juin : Le Collectif SOS Chibanis 66, le collectif Chibanis PACA et le collectif de Montpellier se rassemblent devant le CARSAT à 11h00 (29 Ter Cours Gambetta).
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1 - INFOS 5 - MARSEILLE + |
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CLERMONT-FERRAND 2002 - Philippe Bohelay et Olivier Daubard ont suivi une quinzaine d’ouvriers du bâtiment originaires d’Algérie, dans les rues de Clermont-Ferrand. " Chibanis " en est le résultat. Un hommage touchant et nécessaire à ceux qui ne sont jamais retournés chez eux. La solitude des élus Ces hommes aux visages fiers, aux regards nobles, considérés comme des élus que les pères algériens gardaient pour leurs filles, se rappellent d’une même voix qu’ils ont travaillé dur pour honorer les leurs. C’est pourquoi ces multiples individualités aux sentiments si proches ont accouché d’un " Je " sous la plume de Philippe Bohelay : " Je ne savais rien de ce métier mais cela ne m’inquiétait pas : je ferai comme lui (mon oncle, ndlr) qui devait être un bon travailleur pour que le patron lui fasse confiance au point d’embaucher sur sa parole un inconnu comme moi. " Les vieux, ces chibanis, qui se tiennent droits et immobiles face à l’objectif d’Olivier Daubard, parlent aussi de leurs souffrances, des conditions précaires de logement, de la maladie. Mais surtout de la solitude qui, si elle a évoluée, les a toujours accompagnés. Séparés de leurs familles, presque étrangers à elles, c’est encore seuls qu’ils sont aujourd’hui : " Je me lève le matin, je prends le café et je marche des journées entières comme cela : je ne regarde rien, je reste avec moi-même, je pense à ma vie ". Acte de mémoire " La France, c’est aussi un peu mon pays, je suis de là-bas et d’ici, pas tout à fait de là-bas et pas tout à fait d’ici ". Partagés entre deux terres, les chibanis sont en exil partout et ont aujourd’hui le sentiment d’être passés à côté de quelque chose. A force d’attendre une reconnaissance sociale qui n’est jamais venue, ils se demandent aujourd’hui pourquoi on parle d’eux. La réponse, évidente, est dans l’ouvrage de Philippe Bohelay et d’Olivier Daubard. Tout pays a besoin de faire un travail de mémoire. Et de réhabiliter ceux qui le méritent. Commander le livre : Chibanis de Philippe Bohelay et Olivier Daubard, éditions Bleu autour, 2002
2010 - L’Association pour le logement temporaire et l’insertion à Clermont gère 10 sites de logements, soit 121 places, et emploie 5 salariés : une directrice, une secrétaire comptable, deux agents d’entretien et une assistante sociale (à mi-temps) – 30 rue Saint-Dominique, 63000 Clermont, tél. 04 73 31 97 97, courriel À la fin des années 1970, la municipalité clermontoise crée en 1980, en collaboration avec l’OPAC (aujourd’hui Ophis) l’association Altic1, alors foyer de travailleurs migrants et aujourd’hui résidence sociale. Désormais retraités, les 78 résidents algériens d’Altic sont appelés “chibanis” – “cheveux blancs” en arabe dialectal –, un terme respectueux pour des hommes qui n’ont guère tiré bénéfice de leur contribution à l’essor économique des Trente glorieuses, de 1945 à 1974. « Depuis la guerre d’Algérie et jusqu’à la crise des années 1970, qui signe la fin de cette migration, tous sont venus de la même région rurale, vers Constantine » explique Christiane Labonde, directrice d’Altic. |
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