Report a problem on the page N°.  Thanks.  -  Signalez un problème sur cette page N°.  Merci.

DROCOURT NATURE vous parle un peu du Ciel,
de la Planète, des Hommes ET DES ANIMAUX

ACCUEIL    SOMMAIRE    Infos :  ASTRO   NATURE   HOMMES   ANIMAUX  
A-
CORRIDAS   PERPIGNAN   E-MAIL

LES  ENERGIES  DURABLES 

Pour un monde durable, des énergies naturelles, avec l’eau, le vent et le soleil.

« D’ici 20 ans, (ou plus) en combinant les énergies éolienne, hydraulique et solaire, on pourrait remplacer
progressivement les énergies fossiles (1) qui s’épuisent et produisent des Gaz à effet de serre (GES).

On couvrirait ainsi la totalité des besoins énergétiques de la planète, selon une étude dont je m’inspire de
Mark Jacobson et de Mark Delucci, p76ss, dans le Dossier « Climat » de Pour la science n°89, 10-12/2015)   .


Produire assez d’électricité avec les ressources naturelles que sont l’eau (
hydraulique, marées, géothermie),
le vent (
vagues, éolien) et le soleil (photovoltaïque, centrale solaire) serait un objectif réalisable techniquement et économiquement, sinon réaliste immédiatement. En 2008 déjà, Al Gore (Prix Nobel pour sa lutte contre le R.) le croyait. Regardons l’incroyable potentiel de ces énergies durables ou renouvelables :

     -  L’énergie cinétique du vent fait tourner  LES EOLIENNES. Celles-ci terrestres et offshore peuvent représenter 1700 térawatts (1TW= 10^12 watts) à l’échelle mondiale. Elles pourraient fournir, comme énergie potentielle au moins 40 à 85 TW. Fin 2014, terrestres et marines, elles atteignaient déjà 0,4 TW. Ce faisant elles pourraient couvrir 50% de la demande, si on en utilisait 3,8 millions de 5 mégawatts (1MW=10^6 watts) chacune.
   « 
14/10/2016  :  Brest - La France se positionne fermement sur le marché mondial des éoliennes flottantes et fait valoir ses atouts…
  
Avec un potentiel de 6 gigawatts (GW) en France --la puissance électrique d'un réacteur nucléaire est de l'ordre d'un GW-- et de 80 GW dans le monde, l'éolien flottant est une énergie d'avenir. 
   "
L'éolien flottant est une des priorités actuelles du gouvernement", poursuit le spécialiste en marge de la première édition du colloque FWP (Floating wind power) dédié à l'éolien flottant et organisé par les régions Bretagne et Pays de la Loire dans le cadre de la Sea Tech Week, semaine internationale des sciences et technologies de la mer. Elle rassemble tous les deux ans à Brest les experts internationaux des différentes disciplines liées à la mer. 
   "
Même si techniquement l'éolien posé peut représenter en France un très grand marché, le fait de devoir être proche des côtes et dans des zones où il y a beaucoup de conflits d'usage avec la pêche ou le tourisme, fait qu'on va avoir envie d'aller plus au large", explique Antoine Rabain.  
   Car les éoliennes flottantes, simplement ancrés au plancher marin au moyen de câbles, peuvent être installées jusqu'à 250 mètres de profondeur, donc loin des côtes et là où les vents sont plus forts et stables, contre seulement 40 mètres pour les éoliennes posées, qui doivent se situer plus près du rivage. 
   Autre avantage des engins flottants: leur assemblage se fait à terre avant d'être remorqués sur zone, ce qui réduit les coûts, alors que les moyens maritimes nécessaires pour couler les fondations des éoliennes posées sont coûteux et limités. 
   Marc Lafosse, organisateur du forum FWP, assure à l'AFP que la compétition mondiale en termes d'éoliennes flottantes "
se joue à une petite dizaine de pays", dont trois ont déjà installé des démonstrateurs (Portugal, Norvège et Japon). 
   Et dans cette course, la France semble bien placée. "
Les flotteurs des éoliennes ne peuvent être construits que par l'intermédiaire de chantiers navals et, dans ce domaine, nous avons des leaders", fait valoir Marc Lafosse, spécialiste des énergies marines, citant STX, DCNS ou CMN. "Ces groupes sont capables de produire des machines en série et c'est là l'atout de la France". 
   Signe de la place prépondérante occupée par la France dans cette filière émergente: le projet porté par l'Université américaine du Maine, qui prévoit le développement d'une ferme pilote d'éoliennes flottantes de 12 MW au large de cet Etat de l'extrême nord-est des Etats-Unis, se fera en partenariat avec DCNS. 
   = 
Quelles différences entre l’éolienne posée en mer, sur le modèle terrestre, et l’éolienne flottante ?  
16/08/16  -  Feu vert pour un plan visant à installer 300 turbines en mer du Nord à quelque 90 km au large du Yorshire (nord-est de l'Angleterre),
01/10/16  - 
Projet de 60 éoliennes flottantes au large des côtes bretonnes en 2020, installées à une trentaine de kilomètres du continent avec une puissance de 6 MW   -  21/12/16.    -  Siemens a signé son premier contrat d'éoliennes offshore en Belgique : 42 aérogénérateurs dont la capacité cumulée est de 309 mégawatts (MW), dans une ferme offshore située à 40 km des côtes belges de la Mer du nord.
02/05/17  -  État des lieux du développement de l’éolien dans le monde
28/07  -  Préparation de la première éolienne en mer qui sera à 22 kilomètres au large du Croisic  -  30/07/17  -  Eolien en mer: la justice valide le parc au large de Saint-Nazaire : les 80 éoliennes seront localisées sur le banc de Guérande, sur une surface globale de 78 km² située entre 12 et 20 km des côtes07/08/17  -  L’éolien français met un pied dans l’eau   ( =>  19-20/09, à Paris : 8ème Colloque National Eolien )
29/08  -  L’Europe joue un rôle précurseur en matière d'éolien en mer avec 3.230 machines raccordées en 2015, soit plus de 90% de la puissance totale installée dans le monde. La France n'a pas encore d'éoliennes en mer, mais prévoit d'attribuer jusqu'à 6.000 MW de projets d'ici à 2023, en plus des 3.000 MW qui devraient être en service à cette échéance.
11/09  -  Le premier projet d'éolien en mer d'Engie au Royaume-Uni se concrétise
12/09  - 
« attribuer les autorisations au moment de l'appel d'offres réduira les risques et les délais  »
Le prix du MWh offert par les trois centrales éoliennes offshores sélectionnées par le gouvernement est jusqu'à 38% moins cher que celui de l'EPR d'EDF à Hinkley Point. !

 

 -  L’énergie capitale venant du soleil est utilisée pour faire de l’électricité par les PANNEAUX ET LES CENTRALES PHOTOVOLTAIQUES, et les CENTRALES SOLAIRES où la lumière, focalisée, produit de la vapeur actionnant 1 turbine électrique. L’énergie potentielle du solaire serait de 6500 TW. Le photovoltaïque atteignait en 2014 déjà 0,2 TW. Pour couvrir les besoins de la planète l’énergie solaire pourrait fournir, dès 2030, 40% des besoins : 30% du photovoltaïque proviendraient de panneaux solaires installés sur le toit des maisons, des immeubles et des locaux d’entreprises. 89000 unités solaires de 300 MW en moyenne seraient aussi nécessaires.
   Ces unités photovoltaïques n’
occuperaient que 0,33% des terres. Et leur maintenance ne prendrait que 2% du temps.    Cependant 2 soucis aussi sont à prendre en compte : La météo. Le soleil brille par intermittence et…de jour ! Pour compléter l’action du vent et du soleil on compte sur les ressources stables (Hydro et géo surtout). Ensuite, les cellules photovoltaïques dépendent d’éléments rares aussi comme le tellure et l’indium. Le Tellurure (te Z=52) de Cadmium (CdTe), stabilité dans le temps et coût modéré. Rareté, toxicité et recyclage complexe font qu’on utilisera sans doute des cellules à colorants, cellules organiques etc. L’Indium (In, Z=49) se trouve en petites quantités dans des mines de zinc ou de plomb en Chine, Japon et Canada, et est utilisé pour les cellules photovoltaïques à couches minces.
   Le
coût du solaire dépasserait les 5 centimes d’euro par KWh, et serait peut-être compétitive en 2020. D’autres doutent que 100 dollars par MWh dès 2020 soient suffisant, si on tient compte du stockage et du transport à longue distance.
   Pour y arriver
il faudrait : 1,7 milliard de panneaux solaires sur les toits, de 0,003 MW ; 49 000 centrales solaire à concentration de 300 MW, et 40 000 centrales photovoltaïques de 300 MW.
-  Je lis à propos des centrales solaires qu’un problème de conservation de la chaleur nécessaire à la marche de la centrale la nuit. A
Perpignan on a utilisé les sels fondus, avant de se tourner vers les céramiques industrielles.
     -  Les énergies marines et hydrauliques converties en énergies électriques renouvelables sont indispensables comme énergies complémentaires à celles du vent et du soleil. Vu leurs impacts sur le R. climatique et sur l’environnement (pollution, consommation d’eau, utilisation des terres, sécurité énergétique et écologique) elles sont bénéfiques. 9% des besoins de la planète pourraient être couverts par les énergies de l’eau :     Il faudrait 900 centrales hydroélectriques, dont 70% sont déjà en place. 490 000 turbines qui utilisent l'énergie marémotrice du mouvement des mers, vagues et marées,d’1 MW ; 900 barrages de 1 300 MW et ses centrales gravitaires. 720 000 hydroliennes, éoliennes sous-marines captant les courants marins permanents, de 0,75 MW.
   Pour le
coût, on peut estimer que l’hydroélectricité serait de l’ordre de 5 centimes et qu’en 2020 les énergies obtenues de l’eau reviendraient à moins de 2,7 centimes par kWh.
     -  Les énergies géothermiques aideraient à créer des solutions complémentaires et stables aux énergies du vent, de l’eau et du soleil. GEOTHERMIE : Le principe consiste à extraire l’énergie géothermique contenue dans le sol pour l’utiliser sous forme de chauffage ou pour la transformer en électricité. Dans les couches profondes, la chaleur de la Terre est produite par la radioactivité naturelle des roches du noyau et de la croûte terrestre : c’est l’énergie nucléaire produite par la désintégration de l’uranium, du thorium et du potassium.
  
Il faudrait 5 350 usines géothermiques de 100 MW. Le coût du géothermique serait aussi de 5 centimes le kWh. Sans parler des installations individuelles pour l’approvisionnement des particuliers. 
 

(1) : Les ressources d’énergie fossiles à problème : Le Nucléaire pollue le sol et  produit 25% de GES de + que l’éolien, en comptant la construction des réacteurs, l’enrichissement et le transport de l’uranium. Le Charbon, avec recapture et stockage du CO2 : Le stockage en sous-sol augmente les polluants atmosphériques et accroit les effets délétères liés à l’exploitation, transport et utilisation du charbon. On doit brûler + de fossiles pour capturer et enfouir le carbone. L’Éthanol :La réaction de combustion forme du CO2 et de la vapeur d'eau, principal GES
Le
Pétrole émet 35 % des émissions de CO2,  le charbon 44 % et 20 % le gaz naturel. (Le secteur gazier génère en outre des émissions de méthane (CH4), gaz dont le potentiel de réchauffement global est 25 fois plus élevé que celui du CO2).
La Biomasse : (l'ensemble des matières organiques d'origine végétale) occupe des terres arables ; dégage du CO2 ; peut entrainer une déforestation importante et la pollution des eaux et des sols.
     On pourrait poursuivre cette réflexion en lisant par ex :
-  le n° 94 , nov. 2015, de Philosophie magazine)  « La nature a-t-elle toujours raison ? » P44, on nous propose de « choisir » entre changer de vie afin d’arrêter le massacre ou de sauver la nature par le progrès ! P46, on nous pose la question : « Et si l’évolution se plantait ? » P49, voici 12 philosophes d’Hésiode à James Lovelock qui pensent tout haut à Mère Nature. P54, « L’Anthropocène » Etc.

Je vous propose sur d’autres pages une présentation du Réchauffement , des réalisations et projets et de la COP 21.

-  Livres : « L’Océan, le climat et nous : un équilibre fragile » E. Bard, le Pommier/Universcience, 2011. 
« 
La Grande Muraille verte, des arbres contre le désert » G. Boëtsch, Privat, 2013
« 
La part du colibri » de Pierre Rabhi, Ed. l’aube, 2014

« De la nature » de Lucrèce. Ed. Flammarion. Bilingue.
« Les bucoliques, les géorgiques » de Virgile. Ed. Garnier-Flammarion.

02/11/2015  -  A Marseille, les jeunes des cités rappent pour le climat : Écouter le clip

 

Octobre 2016  -  Selon ses engagements européens, la France devra consommer 23% de son énergie à partir de sources renouvelables en 2020. Or aujourd’hui, le pays est à 14,9%. Pour le Commissariat général au développement durable, la France sera en retard si elle ne double pas ses efforts en éolien, solaire, biomasse. (Sc et A. n°836)

 

Afficher l'image d'origine