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18/09  -  Le site « Maladies des arbres du Québec » a pour objectif principal de fournir toutes les informations permettant l’identification des maladies qui affectent les arbres du Québec.  http://rea.ccdmd.qc.ca/ri/arbres/
 Le site s’adresse principalement aux étudiants du domaine forestier, tant ceux des cours techniques que ceux de l’université. Il intéressera aussi les intervenants forestiers et toute personne qui possède un arbre et qui est curieuse ou inquiète au sujet de sa santé.

Et c’est justement le point remarquable de cette initiative publique. Au lieu de limiter l’accès, on offre à chacun la possibilité d’en apprendre plus et au besoin de faire appel à des professionnels. Tout le monde y gagne.

Le site détaille d'abord toutes les espèces d'arbres du Québec, puis les maladies.

Coté pratique on y trouve un outil d'identification fort bien fait qui permet de retrouver rapidement ce qui affecte un arbre ou un autre. Toutes les images sont de qualité et, sans rien y connaître mais avec une bonne observation, on peut retrouver rapidement l'hôte et son problème ainsi que les solutions possibles.

Les mots techniques comme »cléistothèces» sont généralement définis dans les textes qui suivent ainsi que dans le glossaire, essentiel ici.

Bref il s'agit d'une ressource de haute qualité qui répond sans concessions à la fois aux besoins des étudiants et des professionnels tout en demeurant accessible à tous. Un modèle didactique. »  http://www.cursus.edu/?module=directory&action=getMod&subMod=PROD&uid=13875

 
28/06/10  -  « Ces plantes qui nettoient l’air de nos maisons
Des chercheurs français viennent d’évaluer la capacité de certaines plantes d’intérieur à purifier l’air ambiant.
Qu’y a-t-il de commun entre le pothos ou lierre du diable, le dragonnier de Madagascar ou dracaena, arbuste d’origine tropicale, et le chlorophytum, ou plante araignée ? Un effet « air propre». Ces trois plantes d’intérieur viennent de passer avec succès les premiers tests menés, dans le cadre du programme Phytair, par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) de Nantes et la faculté de pharmacie de Lille.
Lancé en 2004, ce programme de recherche est destiné à
faire le tri entre les différentes plantes vantées pour leurs vertus d’épuration sur l’air intérieur des bâtiments. Face à une floraison d’informations plus ou moins vérifiées, il était temps que les pouvoirs publics puissent disposer de données fiables, scientifiquement démontrées.
« Dans un premier temps, nous avons testé ces trois plantes, car ce sont les plus répandues chez les particuliers, explique Joëlle Colosio, chef du service d’évaluation de la qualité de l’air à l’Ademe. De même, nous avons choisi les trois substances chimiques les plus fréquemment relâchées par les produits, meubles et autres aménagements de la vie quotidienne : le formaldéhyde
, le benzène et le monoxyde de carbone », poursuit la physico-chimiste.
Schématiquement, le formaldéhyde provient des parquets vitrifiés, des colles de bois aggloméré ou de moquettes, ou encore des peintures à solvant organique, tandis que le benzène est issu des peintures, des matières plastiques ou des détergents. Quant au monoxyde de carbone, il résulte le plus souvent du chauffage et de la cuisson des aliments.

Elles ne remplacent pas une bonne aération

L’idée est partie de Bill Wolverton, qui travaillait pour la Nasa et les stations spatiales à la fin des années 1970. Il a montré que certaines plantes « aérodécontaminantes » pouvaient « nettoyer » une pièce confinée et polluée à raison de 60 m3 par heure ! La plante absorbe les polluants gazeux par les racines et par les stomates, ces ouvertures microscopiques présentes sur la tige et surtout les feuilles, qui régulent les échanges respiratoires du végétal. Les polluants sont ensuite « digérés » par la plante et réduits en sous-produits non toxiques.

Plusieurs travaux internationaux sont venus corroborer cette observation.
Dans l’étude Phytair, les chercheurs français ont confirmé l’effet épurateur des trois plantes au sein d’un petit cube confiné dans lequel ils injectaient les polluants. Dans le cadre de la phase III qui s’achèvera en 2011, les scientifiques vont vérifier cet effet bénéfique pour la santé de l’homme au sein d’une pièce grandeur nature, une expérience qui va se tenir dans la « maison témoin » du CSTB à Marne-la-Vallée.

« À ce stade des connaissances, on peut dire que certaines plantes exercent de réelles propriétés épuratrices de l’air ambiant, mais qu’elles ne remplacent pas les bonnes pratiques visant à
limiter les sources (fumée, chauffage mal réglé) et à aérer chaque jour (dix minutes le matin, dix minutes le soir) », assure Joëlle Colosio. Les effets dépolluants d’autres plantes (ficus, gerbera, philodendron, chrysanthème, azalée, diffenbachia) sont évoqués. Mais il faudra attendre encore quelque temps pour en être sûr. » Denis SERGENT  -  La Croix