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-  19/10/2015  -  Centrale biomasse : la forêt française en danger ? La filière bois-énergie est en pleine expansion. L'approvisionnement en bois des chaufferies collectives, industrielles et de la filière de trituration impacte la ressource forestière. Un conflit d'usage qui pourrait engendrer un véritable saccage environnemental et économique. (https://www.actu-environnement.com/ae/news/centrale-biomasse-bois-energie-foret-francaise-danger-25474.php4)

-  09/06/2017  -  Le géant de l’énergie Uniper (ex E.On) veut mettre en service un monstre industriel en Provence : la centrale à biomasse de Gardanne dévorera annuellement près d’un million de tonnes de bois en provenance des forêts de France et du monde. Mobilisons-nous contre cette aberration écologique grassement subventionnée par l’État français !( https://www.sauvonslaforet.org/petitions/959/uniper-veut-bruler-les-forets-francaises-a-gardanne)  -  La centrale à biomasse de Gardanne bloquée par la justice ! (https://www.sauvonslaforet.org/succes/8175/la-centrale-a-biomasse-de-gardanne-bloquee-par-la-justice)

-  26/02/2018  -  Salon de l’agriculture : mise en place d'ici à 2020 de filières de "valorisation de la biomasse", par exemple autour des résidus de canne à sucre, pour alimenter des centrales électriques. Filière de valorisation des cuirs de veaux français;  filière de valorisation de la laine et des peaux des ovins; filières de valorisation des fibres et des co-produits végétaux, notamment via la paille de lin et de chanvre d'ici à 2020. "Lever" dès 2018 les "freins réglementaires à la méthanisation agricole" - production de gaz énergie à partir de déjections animales - production d'énergies renouvelables à travers la production d'électricité, de biocarburants, ou de biogaz ; mettre en avant ces filières (...), par exemple, par l'utilisation de matériaux biosourcés (bois, béton de chanvre, isolants en fibres de lin et chanvre..) http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2018/02/26/97002-20180226FILWWW00323-agriculture-le-ministere-annonce-un-plan-d-action-bioeconomie.php

-  27/02  -  L’UE multiplie les garde-fous sur l’utilisation de la biomasse : 
Pour réduire la déforestation potentiellement induite par le recours à la biomasse, l’UE veut : que la biomasse consommée en Europe provienne uniquement de forêts gérées de manière durable et tenant compte de leur capacité à capter le dioxyde de carbone de l’atmosphère ; et  que l’électricité produite à partir de la biomasse ne puisse bénéficier d’un soutien public « que si elle utilise une technologie efficace de production combinée de chaleur et d’électricité ». WWF n’est pas convaincu : « Lorsque les arbres sont brûlés, ils libèrent immédiatement le CO2 qu’ils ont mis des décennies ou parfois des siècles à absorber » Et même si de nouveaux arbres sont replantés après l’abattage, il faudra encore des décennies pour qu’ils repoussent et capturent lentement du carbone, avertissant que la gestion durable des forêts ne peut rien changer à ce processus. « Une initiative qui pourrait donc être durable d’un point de vue écologique ou commercial, mais émettre peu de carbone sur une période de temps suffisamment longue serait en réalité contre-productive face au changement climatique dans les dix ou 20 prochaines années », « Nous ne sommes pas anti-biomasse », celle-ci « a un rôle à jouer » tant qu’elle contribue à réduire les émissions. « Et il est clair qu’il y a des types de bioénergie qui sont très bons, comme les déchets et les résidus du secteur forestier. » (https://www.euractiv.fr/section/energie/news/biomass-policy-under-the-spotlight-as-eu-talks-kick-off/)
-  Utiliser la ressource de biomasse limitée de manière efficace. La biomasse pourrait remplacer le charbon (charbon, qui est le combustible fossile le plus polluant) dans des secteurs tels que l’électricité ou le chauffage et la climatisation, du moins à court terme. Mais les possibilités de croissance de la part de la biomasse à l’avenir sont limitées, voire inexistantes. « Il y a une certaine quantité de biomasse qui peut être utilisée pour l’énergie » nécessaire pour l’aviation, les procédés industriels à haute température et pour l’industrie biochimique », qui sont fortement dépendants du pétrole et d’autres combustibles fossiles. « Pour l’avenir, il nous faudra davantage de biomasse pour décarboniser les secteurs des transports et de l’industrie », Les nations forestières ont appelé l’UE à renforcer le contrôle des chaînes d’approvisionnement des produits responsables de la déforestation, tels que l’huile de palme ou le cacao. (https://www.euractiv.fr/section/energie/news/biomass-policy-under-the-spotlight-as-eu-talks-kick-off/)

-  01/03  -  Nicolas Hulot, a annoncé mercredi 28 février que le gouvernement allait financer 11 nouveaux projets d’installations de production d’électricité à partir de biomasse. « Neuf projets reposent sur une combustion bois-énergie et deux projets reposent sur un procédé de méthanisation. Les installations des lauréats seront soutenues par un complément de rémunération garanti pendant 20 ans. Elles produiront de l’électricité renouvelable pour un volume total de 400 GWh par an et de la chaleur renouvelable à hauteur de 1 000 GWh par an », a expliqué le ministère. (http://www.lagazettedescommunes.com/552050/biomasse-onze-nouvelles-installations-seront-soutenues-par-le-ministere/)
-  02/03  -  La Chambre d'Agriculture de Vaucluse lance un chantier pilote à Cadenet, pour valoriser les déchets agricoles. Quatre hectares de vignes en baisse de rendement vont être arrachés. Les souches ne seront pas brûlées (pollution) sur place, mais broyées et remises à la centrale biomasse de Gardanne. (https://www.francebleu.fr/infos/agriculture-peche/des-souches-de-vignes-pour-alimenter-une-centrale-biomasse-1519404434)
- 06/03  -   Les énergies renouvelables comblent les besoins en énergie du monde agricole, et s’avèrent être un plus non-négligeable pour le revenu des agriculteurs engagés dans la production d'EnR selon une étude de l’Ademe. Il en ressort que l'agriculture, en France, pèse pour 20% de la production nationale d'énergies renouvelables C'est sur les postes biocarburant/biomasse, éolien et production de biomasse/chaleur que son poids est le plus important. Toutes les filières contribuent à la production d'énergies renouvelables : les grandes cultures en premier lieu devant la polyculture/polyélevage, les élevages de bovins pour le lait et la viticulture. 50 000 exploitations agricoles, en France, sont impliquées dans la production d'énergies renouvelables (15% des exploitations françaises). La filière biocarburant en regroupe près de 35 000, suivie du solaire photovoltaïque (11 000). L'éolien (un peu plus de 5 000 exploitations) complète le podium. De quoi dégager un vrai complément de revenu pour les agriculteurs engagés dans la production d'EnR, jusqu'à 15 000 euros de revenu annuel complémentaire par agriculteur. (https://www.latribune.fr/entreprises-finance/la-tribune-de-l-energie-avec-enedis/les-energies-renouvelables-une-opportunite-pour-le-monde-agricole-770759.html)
-  07/03  -   "Le caractère durable de la bioénergie dépend dans une large mesure de la manière dont la biomasse est produite et utilisée". La biomasse est la source d'énergie la plus utilisée dans les territoires ruraux et les matières premières viennent la plupart du temps de ces zones. La réglementation européenne pointe les risques environnementaux et socioéconomiques :  les changements d'affectation des sols, , dégradation des sols, de la biodiversité ou encore de la pollution de l'eau. Elle préconise donc la mise en place d'un cadre pour lutter contre l'approvisionnement non durable en biomasse à des fins énergétiques, mais oublie l'intensification des pratiques forestières et agricoles et les impacts engendrés, et l'émission de polluants lors de la combustion.( https://www.actu-environnement.com/ae/news/biomasse-reglementation-impacts-environnementaux-cour-comptes-europe-30783.php4)
-  09/03  -  « Comme tous les e-carburants Audi, cette nouvelle version présente de nombreux avantages. Elle ne dépend pas du pétrole brut, elle est compatible avec l’infrastructure existante et elle offre la perspective d’un cycle carbone fermé », a affirmé Reiner Mangold, responsable du développement de produits durables pour AUDI AG. L’Audi « e-benzin » (e-essence) est essentiellement un isooctane liquide. Sa production à partir de la biomasse se fait en deux étapes. Lors de la première, Global Bioenergies produit de l’isobutène gazeux (C4H8) dans une usine de démonstration. Lors de la deuxième étape, le Fraunhofer Center for Chemical Biotechnological Processes (CBP) de Leuna utilise de l’hydrogène pour le transformer en isooctane (C8H18). Le carburant ne contient ni soufre ni benzène et rejette donc très peu de polluants lors de sa combustion ».( http://www.4legend.com/2018/audi-poursuit-le-developpement-de-ses-e-carburants-une-nouvelle-version-du-e-benzin-est-testee)
-  13/03  -  Question à Gardanne : « La centrale biomasse a été conçue pour fonctionner avec 100 % de bois local. Mais cela épuiserait nos ressources forestières et nuirait à la biodiversité »,( https://www.la-croix.com/Journal/A-Gardanne-polemique-autour-centrale-biomasse-2018-03-13-1100920215)
-  14/03  -  Une start-up italienne développe depuis dix ans un substitut au pétrole. En misant sur les propriétés chimiques de l’acide lévulinique (à partir de la décomposition de la biomasse) une molécule pouvant contribuer à sauver la planète. (http://www.enviro2b.com/2018/03/14/lacide-levulinique-le-substitut-bio-du-petrole/)
-  16/03  -  "Préciser les objectifs nationaux de mobilisation de biomasse, au plan qualitatif comme quantitatif". Tel est l'objectif principal de la stratégie nationale de mobilisation de la biomasse (SNMB) publiée ce vendredi 16 mars par arrêté interministériel. Cette stratégie vise à satisfaire l'approvisionnement des filières de production d'énergie à partir de biomasse et les filières chimie et matériaux (construction bois, chimie verte, fibres et dérivés). Pour cela, elle doit prévenir et, le cas échéant, gérer les conflits d'usage entre utilisateurs concurrents. La stratégie a également pour ambition de prévenir les impacts potentiellement négatifs de cette mobilisation en termes économique, social mais aussi environnemental.( https://www.actu-environnement.com/ae/news/biomasse-strategie-nationale-publication-SNMB-PPE-30869.php4)

-  05/04  -  . L’usine de pâte à papier, implantée à Tarascon, a été désignée par le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, pour faire partie des 11 nouveaux lauréats appelés à développer des installations de production d’électricité à partir de biomasse. Avec sa turbine de 25 MW, le projet de Tarascon est de loin le plus important dans la catégorie des installations de bois-énergie. Quant à la performance en matière de « qualité de l'air » avec son activité de production de pâte à papier il reste des progrès à faire.( https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/bouches-du-rhone/tarascon/tarascon-fibre-excellence-retenue-produire-electricite-partir-biomasse-1452895.html)
-  17/04  -  L’entreprise Green Gold Energy propose des briquettes biomasse comme alternative au bois de feu avec 33% plus de pouvoir calorifique, 35% moins d'émissions de gaz à effet de serre et une optimisation d'espace de stockage trois fois mieux que le bois usuel avec un très bon rapport .(https://lematin.ma/express/2018/4-startups-enactus-parmi-demi-finalistes/290988.html)
-  21/04  -  La FAO a appelé à une coordination mondiale visant à mettre en place une bio-économie qui ne laisse personne pour compte. Les produits bio peuvent améliorer l'accès à la nourriture et, si conçus durablement, aider à lutter contre le changement climatique. "Une bio-économie durable se base d'abord sur la nature et sur les personnes qui prennent soin de la biomasse et la produise", "Cela signifie les agriculteurs familiaux, les peuples forestiers et les pêcheurs qui sont aussi les garants d'un important savoir sur la manière de gérer les ressources naturelles de manière durable", "La bio-économie se réfère à une économie qui utilise la biomasse - par opposition aux ressources fossiles - pour produire de la nourriture et des produits non alimentaires, tels que les bioplastiques et les biopharmaceutiques. (http://french.xinhuanet.com/2018-04/21/c_137126661.htm)
-  21/04  -  Tours - L’inquiétude des Verts pour le Plan climat. -  Réussite : La centrale cogénération biomasse de Saint-Pierre-des-Corps et à Tours. « Quand on veut bien faire un effort, on y arrive, à condition aussi de renouveler la ressource bois. » Pour ces élus, les records de chaleur de ces trois dernières années ainsi que les récentes inondations sont bien la preuve de l’urgence d’agir, à Tours comme ailleurs. (https://www.lanouvellerepublique.fr/tours/l-inquietude-des-verts-pour-le-plan-climat)

-  25/04  -  Albioma : Information. Producteur d'énergie renouvelable indépendant, Albioma est engagé dans la transition énergétique grâce à la biomasse et au photovoltaïque. Le Groupe, implanté en Outre-Mer français, à l'Île Maurice et au Brésil, a développé depuis 20 ans un partenariat unique avec le monde sucrier pour produire de l'énergie renouvelable à partir de la bagasse, résidu fibreux de la canne à sucre. (http://www.zonebourse.com/ALBIOMA-5708/actualite/Albioma-Information-financiere-trimestrielle-au-31-mars-pdf-26421054/)
-  26/04  -  Durabilité : « Il n’y a pas de barrière théorique à remplacer les produits pétroliers par de la biomasse dans tout ce qui a trait à la chimie du carbone. En revanche, il y a de nombreuses barrières techniques, économiques et même sociales. L’outil traditionnellement utilisé pour évaluer et comparer les options et leurs impacts potentiels sur l’environnement s’appelle l’analyse de cycle de vie (ACV). Encadrée par la série de normes ISO 14 040, l’ACV est une technique que nous utilisons régulièrement à la Chaire en éco-conseil. En gros, l’ACV consiste à faire l’inventaire de tous les intrants qui peuvent être nécessaires pour fabriquer un produit ou offrir un service et toutes les émissions qui y sont associées du berceau au tombeau, c’est-à-dire de l’origine des matières premières jusqu’à la disposition des déchets en fin de vie utile. Une fois l’inventaire terminé, les données sont traitées avec un logiciel qui nous donne les impacts potentiels de chaque ‘ kilomètre parcouru’ et on peut faire des comparaisons déclinées en impacts sur le réchauffement climatique, la santé humaine, la santé des écosystèmes et l’appauvrissement des ressources non renouvelables. Mais l’ACV est-elle suffisante pour qualifier quelque chose de durable ? Malheureusement, bien que les informations qu’on peut en tirer soient éclairantes, il faut faire des études économiques et sociales, s’interroger sur l’éthique, la gouvernance et même les aspects culturels si on veut réellement répondre à la question de la durabilité. (http ://ecoconseil.uqac.ca). (https://www.lequotidien.com/chroniques/claude-villeneuve/la-durabilite-des-bioproduits-031805312ce71c7bb1e117901598277b)
-  09/05  -  L’ONF encourage la biomasse industrielle au détriment des forêts et du climat. Sous l’impulsion de l’Union européenne, la biomasse destinée à la production d’électricité se développe sur le continent. Syndicalistes forestiers et écologistes s’inquiètent de cette tendance à l’« industrialisation » de la forêt, illustrée par cette découverte de Reporterre : l’Office national des forêts (ONF) installe une filière d’approvisionnement de la centrale à biomasse de Gardanne et exporte au Danemark. (https://reporterre.net/L-ONF-encourage-la-biomasse-industrielle-au-detriment-des-forets-et-du-climat)  -  (Note de la FERN)
-  17/05  -  Les sucres ont été produits par CRB à partir de biomasse (résidus de bois résineux) :déconstruction et fractionnement hydrolytique, développée par CRB. Outre la fermentation éthanolique, le projet a prouvé la faisabilité de la conversion des sucres C5 et C6 en dérivés furaniques et de la lignine en bio-naphta et bio-kérosène ainsi qu'en monomères oxyaromatiques à valeur ajouté. (https://www.newswire.ca/fr/news-releases/crb-innovations-realise-une-percee-dans-la-technologie-de-fractionnement-de-la-biomasse-en-produisant-des-sucres-fermentescibles-a-faible-cout-a-son-usine-de-demonstration-682940621.html)
-  28 mai à 14:30 Journée Extraction Végétale.  Découverte des valorisations de la biomasse végétale à Extractis à Dury près d’Amiens ! (https://www.unidivers.fr/rennes/journee-extraction-vegetale-2/)

LA  BIOMASSE

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« BRULER des arbres pour produire de l’énergie n’est pas une solution pour enrayer le changement climatique »

NOTE de
 La FERN