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Humour ?  Zététique !

01/07  - Thomas Pesquet : L’astronaute français de 39 ans est revenu d’une mission de six mois dans la Station spatiale internationale. Extraits d’une interview : « …Si je n’avais pas eu les parents que j’ai eus. Je leur dois beaucoup. Ils étaient tous les deux enseignants. L’école leur avait offert une ascension sociale, puisque mes quatre grands-parents étaient agriculteurs. Mon frère Baptiste et moi, nous avions donc un programme : réussir à l’école. Pas à marche forcée, mais on savait que si les notes baissaient, ça allait se compliquer… Et cela ne s’arrêtait pas là. Nos parents se sont aussi pliés en quatre pour nous permettre de faire de la musique, du sport, énormément d’activités qui m’ont servi ensuite. Le travail d’équipe, le leadership, cela s’apprend à partir de 17 heures, au sport. Sur le moment, je ne m’en suis pas rendu compte, mais mes parents m’ont placé sur une bonne rampe de lancement.
     Qu’est-ce qui vous a frappé, à observer et photographier constamment notre planète ? La fragilité de la Terre. L’atmosphère est vraiment une mince bande ridicule qui contient toute la vie. Autour il n’y a rien, à des milliards d’années-lumière. J’ai vu la déforestation, les bandes rasées qui s’enfoncent dans les forêts en Amérique du Sud, les fleuves qui charrient des pollutions, des boues, ...
01 08 -  Hypothèse sur la façon dont les planètes se forment après une explosion de supernova par des astronomes de Cardiff, et d’Édimbourg.  PSR J0633+1746, connu aussi sous le nom de Geminga, est un pulsar gamma situé à environ 550 années-lumière du Soleil dans la constellation des Gémeaux, et résulte très certainement de l’explosion d’une supernova il y a 340 000 ans.
Les scientifiques ont
découvert que le pulsar se déplace très rapidement à travers la Voie lactée : « sa vitesse est supérieure à la vitesse du son dans le gaz interstellaire », et font savoir qu’ils suggèrent que cette vitesse de déplacement combinée à une rotation très rapide ferait émerger une onde de choc derrière laquelle la matière serait fortement comprimée. Des planètes faisant plusieurs fois la masse de la Terre se formeraient alors.
Unique observation que les chercheurs veulent confirmer avec l’Atacama Large Millimeter Array au Chili, l’un des plus puissants réseaux de radiotélescopes au monde pour obtenir plus de détails. (Par Brice Louvet,
Sciencepost du 08/07)
 01/09  -  Immigrants extragalactiques ! A partir de simulations informatiques 3D, des chercheurs ont démontré que les supernovas, les étoiles en fin de vie, en explosant éjectent de très grandes quantités de gaz, un phénomène capable de propulser des atomes d'une galaxie à l'autre. Jusqu'à la moitié de la matière de la Voie lactée proviendrait de galaxies lointaines, expulsée par un vent puissant, et chacun de nous pourrait être en partie constitué de matériaux extragalactiques. Jusqu'à la moitié des atomes qui nous entourent - dans le système solaire, sur la Terre et en chacun de nous - ne vient pas de notre propre galaxie mais d'autres galaxies. Ce transfert de masse par les vents galactiques, qui a dû prendre plusieurs milliards d'années, pourrait être à l'origine de 50% de la matière des grandes galaxies.
Nos origines sont sans doute beaucoup moins locales que ce que l'on pensait auparavant : Selon la théorie communément admise, après le Big Bang, il y a 14 milliards d'années, l'univers était rempli d'un gaz uniforme composé d'éléments légers comme l'hydrogène et l'hélium. Des centaines de millions d'années après, ce gaz primordial s'est condensé pour former les étoiles et les galaxies.
«Comme une partie de la matière avec laquelle nous avons été formés peut provenir d'autres galaxies, nous pourrions nous considérer comme des voyageurs spatiaux ou des immigrants extragalactiques», déclare Daniel Anglés-Alcázar de l'université Northwestern aux États-Unis,
01/10  -  CASSINI : Le 15/09 donc, cette mission d’une qualité scientifique exceptionnelle s’est achevée par la vaporisation de Cassini dans l’atmosphère de Saturne. On ne peut qu’être heureux que les responsables aient décidé de ne pas polluer les lunes environnantes, comme Encelade ou Titan par ex. où une éventuelle niche de vie extraterrestre pourrait exister. En précipitant Cassini sur Saturne on a évité que des déchets ou des microbes terrestres, qu’on sait capables de résister dans l’espace, polluent les lunes comme on l’avait fait en précipitant  la sonde Juno sur Jupiter pour éviter Europe en 2013. Cassini nous a monté Saturne, ses anneaux et ses lunes comme jamais avant, et révélé Titan avec la sonde Huygens qu’il lui a apportée en 2004. Mais il y eu Encelade. En passant à travers le panache de vapeur éjecté par la lune (SUITE) Cassini a pu comprendre qu’un océan salé existait sous la surface, et y détecter de l’hydrogène, signe d’une activité hydrothermale propice à la vie. Comme, pourquoi pas, comme ces sources qui abritent des oasis de vie sur terre près des dorsales océaniques ? Pour Roger Maurice Bonnet, Titan est aussi intéressante car elle est unique dans notre environnement avec ses rivières de méthane. Il espère qu’on pourra y retourner vite pour y faire d’autres découvertes. En attendant les scientifiques ont à analyser des montagnes de riches données, y compris les dernières sur l’atmosphère de Saturne prises par  le méritant Cassini avant qu’il tire sa révérence.

-  01/11/2017  astronomie et écologie : "Quel rapport peut-on établir entre l'astronomie et l'écologie ?"
C'est de cette intrigante question qu'est parti Hubert Reeves pour clore le grand forum Science, Recherche et Société qui s'est tenu à la Cité des Science. Pour l'astrophysicien, bien sûr, c'est par les sciences qu'on tissera ce lien, elles qui nous racontent le passé en même temps qu'elles ouvrent l'avenir. Et nous mettent en garde : l'écologie nous dit 'attention', nous sommes menacés, tout pourrait disparaître. Mais pour ce faire, il a choisi de raconter deux histoires : "une belle histoire, et une autre, un peu moins belle".
-  La première, c'est celle de l'Univers, ou comment la matière est passée de la soupe primordiale, le big bang instructuré à celui d'un Univers où tout est structure : atomes, molécules, ADN, organismes, planètes, étoiles, galaxies... 
"Cette histoire, on ne la connaît pas depuis très longtemps. Mais elle a commencé il y a 14 milliards d'années", rappelle-t-il. Cette histoire, l'humanité commence à l'explorer grâce à Edwin Hubble qui découvre grâce aux télescopes un espace constellé de milliards de galaxies. Plus troublant, ces galaxies bougent. "Hubble se rend compte que les galaxies se meuvent de façon extrêmement organisée dans le sens d'une expansion de l'Univers." Autrement dit : "L'Univers a un mouvement organisé qui laisse supposer que dans le passé les galaxies étaient plus proches les unes des autres. Ce qui signifie que l'Univers a une histoire, et c'est la plus grande découverte de la science contemporaine", juge Hubert Reeves. Le rayonnement fossile découvert en 1965, "c'est la nature qui nous donne un document montrant comment l'Univers était à sa naissance". C'est ainsi qu'on perçoit la transition entre un big bang instructuré à notre vie. Ça, c'est la belle histoire.
Une espèce dotée de l'intelligence peut-elle se survivre ?
"La seconde histoire est beaucoup plus courte, sept millions d'années, précise l'astrophysicien, et elle est moins belle... C'est celle d'une espèce animale qui acquiert une forme supérieure d'intelligence. Elle raconte le rapport houleux entre notre intelligence et nous-mêmes." Par le biais de l'apparition des armes notamment.

"Essentielles pour éviter de se faire dévorer par des tigres, pour survivre. Mais cette intelligence supérieure conduit à faire des armes de plus en plus perfectionnées : des frondes, puis des arbalètes, la poudre à canon, les chars d'assaut, les bombes atomiques... L'arme nucléaire utilisée au Japon va semer la mort. Et durant la guerre froide, on sait aujourd'hui que les arsenaux nucléaires nous ont fait passer plusieurs fois à deux doigts de la catastrophe. Nous sommes donc à la fois sauvé par notre intelligence et menacés par son pouvoir de destruction."  ( SUITE )
Mais aujourd'hui, le nucléaire n'est plus la seule menace, ni la pire peut-être. "Il y a désormais la crise écologique, prévient Hubert Reeves. Nous saccageons notre planète au point de la rendre un jour inhabitable. Notre influence est à l'échelle de la planète. Notre puissance se voit de l'espace. Nous avons aujourd'hui des éléments de pêche si puissants que nous prenons deux fois plus de poissons qu'il ne peut s'en reproduire. Cela se voit même de l'espace. Désormais, le but est d'empêcher les œuvres de notre puissance de nous éliminer."
Alors, "la connaissance de ce qui s'est passé peut-elle nous apprendre à préserver l'avenir ?" s'interroge-t-il. Et l'on doit maintenant se demander : qu'est-ce qui fait qu'une espèce dure plus longtemps que les autres ? C'est une question qu'il faut poser... aux tortues ! Elles qui ont quelque 300 millions d'années. "Eh bien les tortues nous disent que les espèces qui perdurent sont celles qui savent s'adapter aux variations de climat, au volcanisme et aux météorites ; celles qui sont installées dans des équilibres entre ce qu'elles prennent et ce qu'elles offrent. Il faut donc être en mesure de s'insérer dans un système ; installer notre activité dans ce qu'on appelle aujourd'hui un développement durable." La question du siècle qui vient serait donc bel et bien : "Une espèce dotée de l'intelligence peut-elle se survivre ? Nous sommes à un tournant : les décisions qui seront prises aujourd'hui et demain nous permettront-elles de nous survivre ?"
Le p... de facteur humain ! Un motif d'espoir pour l'astrophysicien : "Il y a quelque chose qui se passe sur Terre depuis les années 1880, lorsque les premiers mouvements de protection de la nature ont émergé aux Etats-Unis. Ils ont pris aujourd'hui une ampleur mondiale. Pourtant on continue de couper de plus en plus de forêts... Il y a une croissance de la détérioration qui se poursuit et en même temps un besoin croissant aussi de prendre soin de la planète. En ce sens, la COP21 fut un moment historique : toute l'humanité s'est mise d'accord pour faire quelque chose, pour dire qu'un problème majeur se posait à l'humanité : celui du réchauffement climatique qui nous menace tous." 
Mais rien ne sera jamais gagné... Relancé par Dominique Leglu, directrice de la rédaction de Sciences et Avenir, au sujet de la décision du président américain Donald Trump de retirer les Etats-Unis de l'Accord de Paris, Hubert Reeves répond : "Donald Trump, c'est très grave pour la planète. Mais c'est ce qu'on appelle le putain de facteur humain !"https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/forum-srs-hubert-reeves-de-l-astronomie-a-l-ecologie_116961