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DROCOURT « ANIMAUX » |
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13/02/10 - Le vivant, l’être sensible humain ou animal, la biosphère : des valeurs politiques
Les associations n’ont pas le monopole du vivant, de l’être sensible humain ou animal et de la biosphère. Ce sont des valeurs qui doivent être appréhendées par la politique et les politiques pour être défendues, protégées, restaurées. Pendant des décennies les milliers d’associations de Protection Animale se sont déclarées apolitiques pour mieux préserver leur « bien » idéologique en l’éloignant de la seule entité, pourtant susceptible de lui donner un véritable sens : les partis politiques ! Le silence des professions de foi politique à l’égard de la cause animale atteste de l’efficacité de l’attitude des associations. Les élections « régionales » des 14 et 21 mars prochains ne trahiront pas, hélas, ce statut quo : la « protection animale » aux associations, le bétonnage, aux politiques. Les associations de protection animale invitent les politiques à jeter un regard bienveillant sur leur cause et les politiques invitent les assos à partager leurs vues grandioses sur l’aménagement du territoire. Chacun apparemment y trouve son compte : les politiques recueillent quelques voix supplémentaires et les assos qui ont su se montrer conciliantes, le droit de s’asseoir dans des fauteuils de velours à la droite du « Père » lors des tables rondes organisées par le pouvoir ! Chacun y trouve son compte sauf l’être animal qui, avant ou après élection : continue d’être densifié dans des élevages concentrationnaires, continue de se voir chassé à pied ou à courre, continue de voir sa mort mise en spectacle dans les arènes sous l’œil attendri de l’aumônier de service, continue de se voir « expérimenté » dans des laboratoires lobbiesques, continue d’être enfermé à vie dans des cirques et des animaleries… Bref, tout peut continuer comme avant…pour le mieux dans le meilleur des mondes ! La Convention Vie et Nature [ CVN] – Mouvement d’Ecologie Ethique et Radicale – ne saurait souscrire à un tel scénario à répétition. C’est clair : la CVN exige : 1) que le vivant, l’être sensible humain ou animal et la biosphère soient reconnus comme des valeurs politiques au même titre que la liberté, l’égalité, la sécurité, la solidarité, l’indiscrimination… 2) que ces valeurs soient prises en compte à la fois dans les choix de civilisation et de société au même titre que l’économie, l’énergie ou les transports. 3) Que ces valeurs soient enseignées dans tous les établissements scolaires comme les disciplines innovantes de demain. La CVN appelle toutes les associations de Protection Animale à s’associer librement à cette démarche. Le martyre de l’être animal a assez duré, non ? ________
La CVN diffuse actuellement un tract « Spécial Elections Régionales » disponible (port gratuit) sur demande à : Cvn.contact@gmail.com ou à jc.hubert@wanadoo.fr ________________
28/02 - D’un mode de pensée à l’autre
« On ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l’ont engendré » [Albert Einstein]
Un des grands principes de la réflexion contemporaine est de rejeter « la faute » de toute catastrophe sur une cause qui malheureusement n’y est strictement pour rien. Ainsi, jamais les théories totalitaires, fascistes ou marxistes/communistes n’ont été remises en cause pour elles-mêmes, seuls ont été condamnés ceux qui n’avaient pas su les mettre en œuvre. La théorie était bonne mais on n’a pas su l’appliquer. Ainsi plutôt que d’accuser les conditionnements et endoctrinements culturels actuels qui conduisent à la discrimination et à la barbarie, préfère-t-on mettre en cause la nature de l’homme. N’est-il pas courant d’entendre que la violence est inhérente à l’homme, on n’y peut rien, c’est comme ça…pour justifier les horreurs les plus inimaginables !
Deux grandes philosophies – idéologies formatent les consciences depuis des siècles et des siècles : la religion et l’humanisme. L’une comme l’autre revendiquent « l’universalité ». Cette qualité « universelle » impose l’idée qu’en dehors de leur propre doctrine, rien d’autre n’est pensable, rien d’autre n’est possible. On sait à quel genre de monstruosité planétaire ce type d’endoctrinement a conduit. Aujourd’hui une crise systémique : démographique, financière, économique, politique, sociale, sociétale, éducative et culturelle, secoue dangereusement l’espèce humaine. Aujourd’hui une crise éthique du rapport à l’animal s’impose, sous la pression de l’opinion publique, aux chercheurs, aux politiques, à tous ceux qui prônent la violence, la cruauté et la barbarie à l’égard de l’animal sensible. Chaque jour, quelle qu’en soit la raison, 4 milliards d’animaux sensibles sont massacrés : vision insoutenable de flots jaillissants de souffrance et de sang. Sur 65 millions d’habitants, seuls subsistent (et pour combien de temps encore ?) 1 million 200 mille chasseurs ! Ce qui prouve, contrairement à ce que prétend José Bové*, que la chasse n’est pas inscrite dans les gènes de l’homme. Mais c’est avec de telles formules sans aucune valeur scientifique, évidemment, que l’on évite de remettre en cause des valeurs culturelles archaïques, obsolètes ! Les premiers chrétiens n’avaient pourtant pas hésité à supprimer – et de quelle façon expéditive – les temples idoles et adeptes des divinités de l’Antiquité. Les premiers savants des Siècles des Lumières n’avaient pourtant pas hésité à envoyer aux oubliettes les vérités révélées de leurs prédécesseurs théologiens ! Alors aujourd’hui pourquoi faudrait-il conserver des philosophies et des idéologies qui menacent la nature, la biodiversité, la biosphère et l’espèce humaine elle-même.
Par rapport à l’origine des religions et de l’humanisme, la population mondiale à été multipliée par 10 ! Comment ne pas imaginer qu’un tel bouleversement a généré des mutations profondes dans la façon d’envisager les êtres et les choses. Par rapport à l’origine des religions et de l’humanisme, la « technologie » a créé plus de « progrès ( ?) » en un demi- siècle que pendant les millions d’années précédentes et l’on voudrait nous faire croire que l’on peut continuer à vivre avec les dogmes, les postulats et les principes de nos ancêtres. Par rapport à l’origine des religions et de l’humanisme, le perfectionnement des transports a permis de ne plus compter les distances en km mais en temps pour les parcourir. Par rapport à l’origine des religions et de l’humanisme plus de 50 % des habitants ont suivi l’exode rural pour aller vivre désormais dans une urbanisation anarchique. Par rapport à l’origine des religions et de l’humanisme deux « familles » sur trois se séparent et se recomposent. Par rapport à l’origine des religions et de l’humanisme, l’oral et l’écrit, la « parole » et « l’écriture » (Les Saintes Ecritures) ont cédé la place aux médias, association de l’image, de la couleur et du son.
Et l’on s’acharne à nous faire croire que tout peut continuer comme avant !! Il existe désormais un fossé qui va s’élargissant entre les questionnements, les défis et les menaces réelles pour la survie des espèces – y compris la nôtre – …et les philosophies « qui les ont engendrés » qui ne proposent que des emplâtres, des rustines, des cache-misère, des parodies de réformes. Soyons lucides : nous ne pouvons que confirmer les propos d’Albert Einstein : « « On ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l’ont engendré »
Comme les civilisations qui les portent, les philosophies et les idéologies sont mortelles. Pourquoi chercher à pérenniser, à rajeunir ou ressourcer des dogmes, postulats et principes incapables de répondre aux catastrophes qu’ils ont générées ?
Jean-Claude Hubert - Biocentriste – ABolitionniste - Vice – Président de la CVN
* Interview dans Végétarien Magazine N° 27 |
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06/01/07 Le philosophe autrichien Helmut F. Kaplan s’exprime sur les massacres qui ont lieu quotidiennement dans les abattoirs, sur le lien entre alimentation et morale... |