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DROCOURT « ANIMAUX » |
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« Victor Hugo: Torturer un taureau pour le plaisir, pour l’amusement, c’est beaucoup plus que torturer un animal, c’est torturer une conscience » |
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14/01 Le stand des anti-corridas de la Flac 66 a recueilli 461 signatures des présents Occasions de beaucoup de débats sur le fond. 9 personnes sur 10 d’accord pour que les enfants ne voient plus ce spectacle dégradant, et que cette violence inhumaine sur les animaux disparaisse de nos écrans et de notre société. Un seul excité a insulté les militantes présentes et rayé une feuille de pétition ! |

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« Oui, bien sûr qu’on est content qu’un pareil projet n’aboutisse pas ! => C’est tout de même aberrant d’imaginer faire du profit avec la maltraitance animale, avec la torture de taureaux qu’on va élever pour cela (1) alors qu’ ils n’ont rien demandé eux !!! Certains iront même jusqu’à dire que c’est pour leur offrir une fin glorieuse, comme si l’animal s’en souciait ! Tous les prétextes sont bons, y compris ceux de la culture ou de la tradition, pour empoisonner notre société avec cette pratique barbare ! La tauromachie dite « espagnole » ne fait pas partie de notre culture catalane. Nous aimons et respectons nos voisins espagnols, mais nous sommes nombreux à regretter que certains nous aient apporté ce spectacle cruel. Nous voulons vivre autrement avec nos compagnons animaux, sur cette terre qui a besoin de toutes les formes de vie. Il est d’ailleurs paradoxal que certains ici veuillent faire perdurer cette cruauté alors qu’en Catalogne du Sud déjà 46 villes se sont déclarées « Villes anti-corridas » et qu’ailleurs en Espagne de nombreux signes montrent que l’opinion évolue et prend de la distance par rapport à cette pratique. Les aficionados devraient y réfléchir, plutôt que de se durcir dans des combats d’arrière-garde ! Je comprends qu’ils prennent peur de cette évolution de l’opinion. Mais ils ne pourront pas cacher derrière l’enrobage festif que c’est le meurtre public d’un animal, après tortures, pour le plaisir de certains, que je ne comprends pas, et pour la curiosité de touristes à qui on a fait croire qu’ils allaient découvrir une tradition authentique ! La tradition ? Jusqu’au 18è siècle, il y avait des jeux mi-sportifs mi-guerriers pour les Nobles à cheval. La tauromachie est devenue professionnelle en 1800, mais n’a cessé d’évoluer. On aimait le picador, on ne l’aime plus, etc. Je comprends que certains, élevés dans un milieu taurin, aient fait de cette pratique un élément important de leur identité. Je les respecte et j’admets que c’est leur vérité. Chacun a le droit de penser ce qu’il veut, et je ne prétends pas détenir toute la vérité ! Bon, mais il arrive dans la vie qu’on regarde si on a vraiment raison d’agir comme on le fait. Si la société majoritairement nous dit et nous répète que nous n’avons peut-être pas raison, cela doit donner à réfléchir (2) Et la société a le droit aussi de se défendre face à une pratique qui l’empêche d’évoluer. Dans le passé nous avons abandonné bien des traditions caduques ou nocives. Pour nous, les défenseurs de la vie animale, nous ne voulons pas « interdire » (si, pour les enfants, parce que ce serait suicidaire de les traumatiser à vie), nous voulons « construire » une vie plus humaine, où chacun se sait respecté, où on ne fait pas souffrir par plaisir, ce qui est une perversion, où chaque vie a son utilité. Et si beaucoup encore mangent la chair des animaux, pas facile de faire autrement souvent, la moindre des choses serait qu’on leur évite toute souffrance inutile, non ?
Notes : (1) « Bien qu’interdite par la Loi Grammont depuis 1850, pour combler le déficit de ses activités coupables, la filière profiterait indûment des subventions agricoles européennes à destination des bovins mâles et des vaches allaitantes... (suite =>) |
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...Les élevages français de taureaux destinés aux corridas présentant l’avantage de ne pas être identifiés comme tels, l’estimation des subventions ainsi « détournées » n’est pas facile à calculer. Selon l’Anti Bullfighting Committee Belgium, elle atteindrait 2 millions d’euros. » (Info de Notre-planète)
(2) Comme le prouve l’exemple de Chiquilín, alias Rafael Jiménez González, torero de Cordoue, qui après avoir tué plus de 500 taureaux au cours de sa carrière, est en plein repentir et parle de l'amour dont peuvent témoigner nos amis « les bêtes ». « Désormais, je ne puis supporter d’assister à une mise à mort, les animaux ressentent la douleur et souffrent comme nous » (Journal espagnol ABC du 28 octobre 2007) (3) Plusieurs bouchers et éleveurs de passage à notre stand du Forum, nous ont dit leur dégout devant les pratiques barbares de la corrida. |
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L’Indépendant 15/01/08, p3 |